Running Run in Lyon aura-t-il lieu en 2020 ?

Le départ de la 10 e édition de Run in Lyon en 2019.  Photo Progrès /Maxime JEGAT
Le départ de la 10 e édition de Run in Lyon en 2019.  Photo Progrès /Maxime JEGAT

Les organisateurs n’ont toujours pas fait savoir si l’édition 2020, prévue le 4 octobre, allait se tenir ou pas. Décision attendue cette semaine.

Elles auraient dû ouvrir en avril. Puis, les organisateurs de Run in Lyon (l’association Oxygène et ASO) espéraient lancer les inscriptions après le déconfinement le 11 mai. Face aux incertitudes, ils avaient officieusement encore repoussé au 2 juin. Mais deux semaines après, le site de l’épreuve ne propose que des « pré-inscriptions » alors que le dernier post sur sa page facebook remonte au 1er  janvier.

Les organisateurs n’auraient qu’à « appuyer sur le bouton ». Les nouveaux tracés des parcours (5 km, 10 km, 21 km et marathon) ont été validés par la Ville de Lyon et les demandes d’occupation de l’espace public ont été déposées. Plusieurs scénarios d’organisation des ravitaillements sont aussi déjà prêts. Reste à savoir s’il sera possible de réunir des milliers de coureurs autour de la Place Bellecour le 4 octobre.

Selon la dernière version du guide de recommandations sanitaires post Covid-19 du ministère des Sports, la distance requise entre deux coureurs reste de deux mètres. Et l’interdiction des rassemblements de plus de 5 000 personnes court jusqu’à fin août. Alors que l’intervention d’Emmanuel Macron, dimanche, a davantage donné un cap que des certitudes, ASO a décidé d’attendre le point d’étape du 22 juin pour valider la tenue de l’événement.

Run in Lyon lié avec le semi et le marathon de Paris

Le cas de Run in Lyon sera examiné conjointement avec les autres courses de l’organisateur du Tour de France puisque le semi-marathon de Paris (6 septembre et peut-être encore repoussé), le marathon de Paris (18 octobre) et Run in Marseille (22 novembre) ont été repoussés et que Run in Reims a lieu le 11 octobre. Concernant Run in Lyon, ASO souhaite limiter les risques de pertes alors que les organisateurs sont déjà tenus de proposer des avoirs valables 18 mois et un remboursement au-delà de ce délai aux inscrits du semi et du marathon de Paris.

Peu de frais ont été engagés pour l’édition 2020. Mais dans la balance, il y a à prendre en compte le nouveau gros partenaire de l’épreuve, Harmonie mutuelle, devenu sponsor titre de la galaxie des « Run in »… L’organisateur doit enfin évaluer sa capacité à tenir tous ses engagements dans un calendrier surchargé.

« Pour l’instant, nous sommes optimistes », affirmait le 13 mai, le créateur de l’épreuve Michel Pakloglou. « Il y a une forte demande », insiste-t-il aujourd’hui. Mais quoi qu’il arrive, le record de participation (30000 en 2019) ne sera pas battu.

Benjamin STEEN

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