Emploi Presse à Lyon: le désarroi des marchands de journaux

Photo Progrès/Damien LEPETITGALAND
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Daniel Panetto, président de Culture Presse (organisation professionnelle qui représente les marchands de journaux sur le plan national) est venu à Lyon évoquer la situation locale inquiétante aux côtés d’Anthony Delahaye, kiosquier de la place Le Viste. Photo Progrès/Damien LEPETITGALAND
Daniel Panetto, président de Culture Presse (organisation professionnelle qui représente les marchands de journaux sur le plan national) est venu à Lyon évoquer la situation locale inquiétante aux côtés d’Anthony Delahaye, kiosquier de la place Le Viste. Photo Progrès/Damien LEPETITGALAND
Photo Progrès/Damien LEPETITGALAND Daniel Panetto, président de Culture Presse (organisation professionnelle qui représente les marchands de journaux sur le plan national) est venu à Lyon évoquer la situation locale inquiétante aux côtés d’Anthony Delahaye, kiosquier de la place Le Viste. Photo Progrès/Damien LEPETITGALAND

La distribution de la presse imprimée est très perturbée en ce moment chez les marchands de journaux à Lyon. Une situation compliquée qui fait suite à la liquidation des filiales de Presstalis.

La distribution de la presse imprimée est très perturbée en ce moment chez les marchands de journaux à Lyon. Une situation compliquée qui fait suite à la liquidation des filiales de Presstalis, les SAD, dépôts de presse qui permettent d’alimenter en papier les marchands de journaux.

D’importants mouvements syndicaux empêchent l’arrivée des journaux et magazines dont au centre de Vénissieux.

 

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Jeudi dernier, Daniel Panetto, président de Culture Presse (organisation professionnelle qui représente les marchands de journaux sur le plan national) est venu à Lyon évoquer la situation locale inquiétante aux côtés d’Anthony Delahaye, kiosquier de la place Le Viste (Bellecour, angle rue de la République et rue de la Barre).

 

Depuis bientôt un mois, les linéaires des marchands de journaux lyonnais (et marseillais, qui sont dans la même situation) restent clairsemés, voire vides.

 

Après le Covid, la faillite de Presstalis

Déjà gravement éprouvés par la crise du Covid19, les marchands de journaux, « essentiels à la liberté et la libre diffusion de la presse, jardiniers de la démocratie, prennent aujourd’hui de plein fouet cette crise de la distribution, qui n’est pourtant pas la leur. Ils en sont les victimes collatérales », confie Daniel Panetto, également marchand de journaux à Ambérieu-en-Bugey dans l’Ain.

Il parle d’une "véritable catastrophe économique pour les marchands après la crise des Gilets Jaunes, la Réforme des retraites, puis le fameux COVD-19". Daniel Panetto est en contact direct avec le ministre de la Culture, Franck Riester, pour dégager un fonds d’aide d’urgence particulièrement pour ceux qui vivent exclusivement de la presse. 

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"On va tous fermer"

Il met en cause des ouvriers du livre et la CGT qui empêchent les plans de secours de livraison.

Il s'est rapproché de  l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) pour faire appliquer la continuité territoriale qui n'est plus assurée.

"Ce chaos est plus qu'impensable. En 2019, 579 lieux de vente ont disparu, de janvier à avril 2020, nous sommes déjà à 740. On va tous fermer si on ne trouve pas une solution. Cela représente en France 22 000 marchands et 40 0000 salariés", lâche  Daniel Panetto, très inquiet.

Damien LEPETITGALAND

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