Patrimoine Les traboules lyonnaises interdites à cause du Covid-19

Les touristes peuvent se rabattre sur la visite consacrée au street art. Ici, rue Aimé Boussange.  Photo Progrès /Maxime JEGAT
Les touristes peuvent se rabattre sur la visite consacrée au street art. Ici, rue Aimé Boussange.  Photo Progrès /Maxime JEGAT

Les visites guidées ont repris début juin mais la charte de bonnes pratiques sanitaires prive l’office de tourisme de la meilleure vente de son catalogue : les passages secrets du Vieux Lyon et de la Croix-Rousse.

Place Bellecour, le pavillon de l’office de tourisme a rouvert début juin et les visites guidées ont repris ont repris leurs cours, moins nombreuses et avec une offre thématique réduite.

Une charte sanitaire

Une charte de bonnes pratiques sanitaires a été élaborée. Elle limite le nombre de visiteurs à neuf, au maximum par groupe. Avec un masque ou une visière obligatoire pour les guides et tous les participants dès 11 ans et bien sûr une distanciation physique. Elle prévoit aussi que le groupe n’entrera dans aucune traboule ou cour habitée.

« Cette disposition est prise par respect pour les habitants. Elle vise à éviter de salir les portes et les interrupteurs » indique la directrice Promotion qui a bien conscience de la déception engendrée. Ces passages secrets, qui constituent la meilleure vente du catalogue des visites de l’office, ne font-ils pas partie du top 10 des lieux les plus prisés par les touristes ? « Ils ont tellement entendu parler de ce patrimoine qu’ils veulent le voir, mais ils se montrent compréhensifs et ne remettent pas en question l’argument sanitaire » relativise la directrice de l’Accueil.

 La visite « Grand Hôtel-Dieu, au fil de l’Histoire » a l’avantage de piquer la curiosité d’un public régional. Photo Progrès /Maxime JEGAT
La visite « Grand Hôtel-Dieu, au fil de l’Histoire » a l’avantage de piquer la curiosité d’un public régional. Photo Progrès /Maxime JEGAT

Place à la marche

Du coup, l’offre a été resserrée sur des thématiques qui correspondent davantage à l’air du temps. Ainsi, la visite « Grand Hôtel-Dieu, au fil de l’Histoire », proposée dans la foulée de la réouverture du site en avril 2018, plaît bien. Elle a le mérite de piquer la curiosité d’un public régional.

Le périmètre des parcours a été élargi : ainsi, on chemine « de Bellecour au Vieux Lyon » ou de Bellecour aux Terreaux », on s’attarde davantage dans les rues et devant les architectures des édifices. La Visite « Randonnée, de places en parcs » a été reprise, car elle correspond aux aspirations du moment : l’envie de marcher et de s’aérer. Autre sujet actuel qui séduit : des murs peints au street art.

 La visite « Randonnée, de places en parcs » passe par le parc de la Tête d’Or.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
La visite « Randonnée, de places en parcs » passe par le parc de la Tête d’Or.   Photo Progrès /Maxime JEGAT

Moins de visites

Si l’offre est restreinte au niveau des thèmes, elle s’est aussi amoindrie en volume avec une visite par jour en semaine et deux le week-end, contre autrefois, deux par jour la semaine et jusqu’à sept le week-end, en haute saison. Mais avec l’abandon de la règle des 100 km, l’assouplissement des contraintes, puis l’ouverture des frontières, ces chiffres devraient vite monter en puissance.

Visites d’une durée de 2 heures. À partir de 12 euros. Réservations sur le site : www.visiterlyon.com

Isabelle BRIONE

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