Enseignement supérieur Partiels, visios et système D : ils racontent leur vie d’étudiant

Chaima Azzouzi, en 1re année d’histoire à l’Université Jean-Moulin. Photo DR
Chaima Azzouzi, en 1re année d’histoire à l’Université Jean-Moulin. Photo DR
Richard Barbé, en 3e  année au Cesi Lyon (école d’ingénieurs). Photo DR
Richard Barbé, en 3e année au Cesi Lyon (école d’ingénieurs). Photo DR
Émilie Richart, en 1re année de Master Staps à la Doua. Photo DR
Émilie Richart, en 1re année de Master Staps à la Doua. Photo DR
Chaima Azzouzi, en 1re année d’histoire à l’Université Jean-Moulin. Photo DR Richard Barbé, en 3e  année au Cesi Lyon (école d’ingénieurs). Photo DR Émilie Richart, en 1re année de Master Staps à la Doua. Photo DR

Richard, Chaima et Émilie livrent leurs impressions de (dé)confinés. Comment ont-ils passé ces quelques semaines en vase clos ?

« Ma vie d’étudiante a été suspendue »

Chaima Azzouzi, en 1re année d’histoire à l’Université Jean-Moulin

« Le covid a retourné beaucoup de monde. Si j’en ai bien compris les dangers, je n’ai pas été vraiment inquiète. Heureusement, pour mieux vivre la “séquestration”, les réseaux sociaux étaient là et surtout ma famille, avec laquelle j’ai partagé le confinement. Ma vie d’étudiante a été suspendue. De nombreux professeurs ont rendu accessible la suite de leurs cours par Internet, mais sans bénéficier de visioconférences. Quelques devoirs ont été proposés pour certaines matières. Finalement, tous les partiels ont été annulés et nous serons évalués sur la base de deux matières seulement pour passer au niveau supérieur. J’ai le grand espoir que tout cela va s’arranger, mais pour quelle rentrée ? J’espère bien pouvoir me rendre en Tunisie cet été, pour revoir mon père. »

« Une période perturbée mais qui m’a donné plus d’autonomie »

Richard Barbé, en 3e  année au Cesi Lyon (école d’ingénieurs)

« Dès l’entrée en confinement, j’ai pu rejoindre Montpellier où résident mes parents. J’ai passé ces moments hors d’un isolement total. S’agissant des cours, nos professeurs ont l’habitude de nous les remettre à l’avance. Sur cette base, nous avons pu travailler par groupes de trois via les réseaux sociaux. Nous avons bénéficié aussi de visioconférences, même si des problèmes informatiques les ont limitées. Les partiels se sont déroulés sous forme de QCM, l’épreuve étant filmée par notre téléphone pour éviter les tricheries. J’ai passé ainsi trois contrôles sur les deux mois. Les phases d’apprentissage ont été annulées. J’aurai un entretien oral par visioconférence pour présenter mon projet d’ingénieur. »

« Des connexions difficiles »

Émilie Richart, en 1re année de Master Staps à la Doua

« J’ai pu passer mon confinement chez mes parents à Caluire, où j’ai beaucoup pratiqué les échanges avec le reste de ma famille et mes camarades par les réseaux sociaux. C’est loin de valoir des contacts directs mais il fallait bien respecter les consignes. Pour les cours, nous avons bénéficié de quelques visioconférences avec des connexions difficiles. J’ai beaucoup travaillé en solitaire ou avec deux à trois camarades pour échanger des documents, dans l’attente des résultats de l’écrit du Capeps passé les 9 et 10 mars. Hélas, j’ai échoué à cette première tentative ; ce n’est que partie remise. Libérée du même coup de mes formations, j’ai entrepris la garde d’enfants à domicile. »

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