Environnement Un couple de faucons pèlerins donne naissance à un bébé à la Part-Dieu

Un adulte en train de nourrir un jeune dans le nichoir de la Part-Dieu, sur la façade de la bibliothèque.  Photo Progrès /Pascal GALGUEN
Un adulte en train de nourrir un jeune dans le nichoir de la Part-Dieu, sur la façade de la bibliothèque.  Photo Progrès /Pascal GALGUEN
Photo Progrès /Pascal GALGUEN
Photo Progrès /Pascal GALGUEN
Un adulte en train de nourrir un jeune dans le nichoir de la Part-Dieu, sur la façade de la bibliothèque.  Photo Progrès /Pascal GALGUEN Photo Progrès /Pascal GALGUEN

Ignorant le bruit et la fureur des travaux de la Part-Dieu, un couple de faucons pèlerins a élu domicile dans un nichoir installé en haut de la bibliothèque municipale, boulevard Vivier-Merle. Une arrivée remarquée et appréciée par les employés de la bibliothèque. Un petit est toujours dans le nid.

C’est quand ils sont revenus travailler à la Part-Dieu, le 11 mai, depuis la terrasse placée au 5e et dernier étage de la bibliothèque de la Part-Dieu qu’ils ont découvert les nouveaux locataires.

L’une des salariés raconte : « Nous les voyions faire des allers-retours juste en face rue Bouchut, avant de se percher sur l’antenne de l’immeuble de France 3. On entendait leur cri assez caractéristique. Ça nous a tellement étonné de voir la faune sauvage venir ici, dans un quartier très urbain. Mais depuis lundi, plus rien, je pense qu’avec le bruit, c’est plus compliqué. »

L’espèce boudait le quartier depuis 2016

Cette arrivée de faucons pèlerins est confirmée par les spécialistes de la LPO (Ligue de protection des oiseaux) qui, depuis plusieurs années maintenant, ont installé un nichoir en plein quartier des Affaires.

Les instants de silence liés aux semaines de confinement leur ont-ils profité ? Peut-être. Toujours est-il qu’un petit, et c’est une première ici, a vu le jour et qu’il est prêt à s’envoler dans les jours qui viennent, assure Cyrille Frey, chargée d’études LPO. L’instant est toujours délicat. Du coup, le secteur est surveillé de très près par des bénévoles de l’association.

À l’image de tous ceux qui, à la bibliothèque se passionnent pour la nature, les membres de la LPO sont ravis de cette installation inespérée. Car il s’agit d’un retour du faucon pèlerin, espèce qui a boudé ce secteur de Lyon depuis fin 2016 , date à laquelle le nichoir fut déplacé de la tour EDF à celle de la bibliothèque. « On était prêt à lâcher l’affaire », admet Cyrille Frey, les oiseaux, semble-t-il, préférant nettement les hauteurs de la colline de Fourvière, à proximité de la tour Métallique. Où ils se sont reproduits plusieurs années de suite.

 Cette photo a été prise à Fourvière en 2018. On voit un jeune sur la tour métallique.   Photo Progrès /Pascal Galguen
Cette photo a été prise à Fourvière en 2018. On voit un jeune sur la tour métallique.   Photo Progrès /Pascal Galguen

Ils sont souvent sur les enseignes du crayon

« Ce nouveau couple a surgi à la Part-Dieu très tardivement », explique le chargé d’études. Le petit est encore dans le nid, ajoute-t-il, et les parents sont dans les environs, semblant apprécier les magnifiques perchoirs que constituent les hauts immeubles. C’est de là qu’ils surveillent leur proie et qu’ils s’élancent pour les chasser en plein vol.

« Ils sont souvent postés sur les enseignes du crayon ». Une tour de guet idéale, qui constitue l’un des atouts pour les rapaces. Le second, précise Cyrille Frey, « c’est la nourriture abondante qu’ils trouvent dans ce secteur du 3e  arrondissement. Pigeons, merles et étourneaux sont souvent au menu de leur déjeuner. Tout comme les oiseaux de passage ou plus rarement les chauves-souris et les martinets. Là, la capture est plus acrobatique ». Pour les apercevoir, il suffit de lever le nez…

Aline DURET

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