Part-Dieu Polémique entre la CGT et la direction sur la sécurité sanitaire du centre commercial

La réouverture du centre commercial Part-Dieu est intervenue le 30 mai, après avoir été annoncée plus tardive.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
La réouverture du centre commercial Part-Dieu est intervenue le 30 mai, après avoir été annoncée plus tardive.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON

Recommander le port du masque est insuffisant, selon l’organisation syndicale qui le veut obligatoire. La CGT réclame aussi une limitation du nombre de clients et visiteurs. Tout est sous contrôle, répond le centre.

La réouverture du centre commercial Part-Dieu est « un danger sanitaire pour les clients et les salariés des enseignes », dénonce dans un communiqué l’Union départementale CGT.

L’organisation syndicale qui évoque de la précipitation et déplore plusieurs manquements : « le port du masque n’est pas obligatoire. Il n’y a pas de jauge aux entrées du centre, pas de sens de circulation unique comme ailleurs, pas de guide file mais de simples flèches au sol non respectées… ». La CGT pointe aussi « des agents débordés par la foule » et s’interroge sur ce qui est mis ou non en œuvre concernant la climatisation « source de contamination ».

Le port du masque seulement « recommandé »

Le centre commercial souligne avoir pris des « mesures exigeantes » et déployé « des moyens renforcés pour les faire respecter ». Parmi ces mesures « exigeantes », « le port du masque est recommandé » et le centre précise qu’on peut s’en procurer par place. Et d’énumérer la mise à disposition de gel hydroalcoolique, de protections individuelles pour les équipes du centre et l’accroissement de la fréquence de nettoyage des zones de contact (poignées, boutons ascenseurs…), ainsi qu’un « renouvellement permanent de l’air via des réglages spécifiques de nos installations ».

Le nombre de personnes présentes au même moment est sous contrôle, défend encore le centre Part-Dieu sans non plus apporter de précisions.

« Il en va de la survie de certains commerçants

« Comment le centre va-t-il gérer ces milliers de clients indisciplinés et cette foule qui traverse chaque jour le centre, venant du métro, de la gare, des bus ? », continue de s’interroger la CGT, reprenant là l’argument qui empêchait sa réouverture avant le 10 juillet. En tant que pôle multimodal, le lieu était, en effet, jugé à risque car générateur de flux importants. Le juge des référés avait d’ailleurs confirmé l’arrêté préfectoral de maintien d’une fermeture du centre.

« Nous savons que les pressions d’ordre politiques et économiques ont été fortes, notamment de la part du bailleur du centre et du syndicat de commerçants », avance encore la CGT pour qui « l’urgence économique ne doit pas écraser l’urgence sanitaire ».

Eric Amsellem, représentant des commerçants , soulignait il y a plusieurs jours que « tout était prêt » pour rouvrir et ajoutait qu'« il en va de la survie de certains commerces pour qui l’urgence, était d’écouler les stocks avant le début des soldes »…

En attendant, la CGT, rejointe par le Parti communiste regrettant la volte-face de la préfecture, réclame « a minima » le port du masque rendu obligatoire, ainsi que la définition d’une jauge maximum de clients.

Dominique MENVIELLE

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