Lyon Contre le gaspillage alimentaire, le Chaînon manquant collecte les invendus

Helen et Raphaëlle ont collecté près de 200 kg de produits frais en une matinée. Chaque année, ce sont l’équivalent de 50 000 repas qui sont distribués par le Chaînon manquant à Lyon.  Photo Progrès /Anne-Laure WYNAR
Helen et Raphaëlle ont collecté près de 200 kg de produits frais en une matinée. Chaque année, ce sont l’équivalent de 50 000 repas qui sont distribués par le Chaînon manquant à Lyon.  Photo Progrès /Anne-Laure WYNAR

Toute l’année, les bénévoles de l’association se mobilisent pour récupérer des denrées alimentaires périssables sur le point d’être jetées et les redistribuent aussitôt à des associations.

8 h 30 mercredi matin à Lyon. Helen, bénévole venue du sud lyonnais, a déjà fait un crochet pour récupérer le camion frigorifique loué par le Chaînon manquant. À Cordeliers, devant un premier magasin alimentaire, elle rejoint Raphaëlle. Cette dernière était déjà engagée au sein de l’association à Paris. C’est sa première tournée lyonnaise.

Toutes deux vont passer la matinée à récupérer les invendus de denrées périssables principalement des produits frais, chez divers professionnels. Commerces de proximité, restauration collective, traiteurs, distributeurs ou encore professionnels de l’événementiel peuvent solliciter l’association lorsqu’ils se retrouvent avec un surplus de marchandises sur les bras.

24 tonnes de produits frais collectés en 2019

 Trois fois par semaine, les bénévoles assurent une tournée pour récupérer les invendus dans plusieurs magasins de Lyon et Villeurbanne.   Photo Progrès /Anne-Laure WYNAR
Trois fois par semaine, les bénévoles assurent une tournée pour récupérer les invendus dans plusieurs magasins de Lyon et Villeurbanne.   Photo Progrès /Anne-Laure WYNAR
 Les produits sont aussitôt redistribués aux associations.   Photo Progrès /Anne-Laure WYNAR
Les produits sont aussitôt redistribués aux associations.   Photo Progrès /Anne-Laure WYNAR
 Quelque 2 000 personnes ont ainsi été aidées par la trentaine de bénévoles de l’association en 2019. Photo Progrès /Anne-Laure WYNAR
Quelque 2 000 personnes ont ainsi été aidées par la trentaine de bénévoles de l’association en 2019. Photo Progrès /Anne-Laure WYNAR
 Trois fois par semaine, les bénévoles assurent une tournée pour récupérer les invendus dans plusieurs magasins de Lyon et Villeurbanne.   Photo Progrès /Anne-Laure WYNAR  Les produits sont aussitôt redistribués aux associations.   Photo Progrès /Anne-Laure WYNAR  Quelque 2 000 personnes ont ainsi été aidées par la trentaine de bénévoles de l’association en 2019. Photo Progrès /Anne-Laure WYNAR

Pendant plus de deux heures, Helen et Raphaëlle font leur marché. Fruits et légumes, produits frais arrivant à date de péremption, brioches congelées… « C’est une petite tournée » assure Helen. Les bénévoles ont tout de même récupéré quelque 200 kilos de marchandises auprès de 7 commerces.

Mais leur travail n’est pas fini. Elles doivent redistribuer les produits frais à des associations. « C’est parce qu’il y a ces deux dimensions, à la fois la dimension écologique pour la lutte contre le gaspillage alimentaire et la dimension sociale et solidaire que je me suis engagée », témoigne Raphaëlle.

Premier arrêt dans une pension de famille gérée par Habitat et humanisme. Comme chaque semaine, un des résidents vient à la rencontre des bénévoles. « On aime bien les fruits et légumes ici » rappelle-t-il en souriant. Le Chaînon manquant assure des tournées régulières trois fois par semaine auprès des mêmes structures : centres d’hébergement d’urgence, accueils de jour, épiceries sociales… Lorsque certains professionnels donnent d’importantes quantités de façon ponctuelle, l’association propose aussi son aide à d’autres.

 

 

Habituellement, le Chaînon manquant visite une dizaine d’associations chaque semaine à Lyon et Villeurbanne, mais en 2020, une trentaine de structures ont déjà été aidées. Ces derniers mois avec la crise sanitaire, des tournées ont aussi eu lieu à Caluire et Vaulx-en-Velin. « En 2019, on avait redistribué 24 tonnes de nourriture. En 2020, on est déjà à ce chiffre » précise Céline Davaine, coordinatrice et unique salariée du Chaînon manquant à Lyon.

 

 

En France, les pertes et gaspillages alimentaires représentent 10 millions de tonnes de produits par an. L’objectif est de réduire de 50 % le gaspillage sur l’ensemble de la chaîne alimentaire d’ici 2025.

Anne-Laure WYNAR

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