Métropole de Lyon Anneau des Sciences : Gérard Collomb recule

Selon Gérard Collomb, la crise sanitaire percute les finances des collectivités locales.    Photo d’archives Progrès   /Norbert GRISAY
Selon Gérard Collomb, la crise sanitaire percute les finances des collectivités locales. Photo d’archives Progrès /Norbert GRISAY

Le maire de Lyon avait fait du bouclage du périphérique, l’axe fort de sa campagne à l’élection métropolitaine.

« Bouclage du périphérique : un projet à revoir mais des finalités qui demeurent. » C’est par cet intitulé alambiqué que Gérard Collomb et plusieurs de ses soutiens ont signifié, par communiqué, cette semaine, vouloir remiser l’Anneau des Sciences, une voie autoroutière de près de 15 km qui devait relier Tassin-la-Demi-Lune à Saint-Fons, moyennant quelque 3 à 4 milliards d’euros.

Pas question, pour autant, de renoncer à l’idée de boucler le périphérique lyonnais, qui permettrait de « libérer de l’espace en surface pour les bus, les vélos et les véhicules plus propres » ou encore de « fluidifier l’A450 et l’A7 ». Mais ce « débat » ne pourra être « reposé » que lorsque « les voitures électriques, biogaz ou même à hydrogène se seront développées et que nos habitudes de travail auront sans doute changé ».

Pourquoi l’élu renonce-t-il à l’axe fort de son programme électoral à l’élection métropolitaine, seul contre tous ses adversaires qui y étaient opposés ? La faute à la crise sanitaire qui percute les finances des collectivités locales, et avec elle, « une contraction de leur capacité d’investissement », précise le communiqué.

D’où le choix de ne privilégier que les seuls transports en commun. « La majorité des électeurs avait voté contre ! », note Etienne Tête, l’élu écologiste lyonnais. Il est vrai que la proposition de Gérard Collomb n’avait pas fait recette, à en croire son score au premier tour de l’élection métropolitaine. Quant à David Kimelfeld, le président de la Métropole sortant et candidat à sa réélection, il demande désormais au maire de Lyon de « faire encore un tout petit effort pour considérer que le bouclage du périphérique est contraire aux enjeux du climat ».

« Pas dans les trois ans qui viennent »

Interrogé par Le Progrès, Gérard Collomb a tenu à réagir : « Je continue de penser que l’Anneau des Sciences est la solution de l’avenir pour libérer de la surface au sol et qu’il faudra le faire un jour. Mais pas dans les trois ans qui viennent. La période va être terrible car les pertes vont être terribles pour la Métropole. Avec la crise du Covid-19, elle va perdre 60 % de son autofinancement, autofinancement qui s’élevait jusque-là à 450 millions d’euros. L’Anneau des Sciences va coûter entre 75 et 100 millions d’euros (par an, sur trente ans, ndlr) on se rend compte qu’on ne peut pas tout mettre sur cette infrastructure. »

S. M.

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