Société Violences faites aux femmes : « La situation explose, il faut rester en alerte »

Thérèse Rabatel a fait publier une nouvelle affiche de la Ville « Brisons le silence », d’autant que le temps de l’épidémie, les accueils en mairie des 3e, 7e et 8e se font sur rendez-vous pour éviter que des femmes attendent trop longtemps ensemble, rapprochées.  Photo Progrès /Maxime JEGAT
Thérèse Rabatel a fait publier une nouvelle affiche de la Ville « Brisons le silence », d’autant que le temps de l’épidémie, les accueils en mairie des 3e, 7e et 8e se font sur rendez-vous pour éviter que des femmes attendent trop longtemps ensemble, rapprochées. Photo Progrès /Maxime JEGAT
Photo d'archives Progrès/Maxime JEGAT
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Thérèse Rabatel a fait publier une nouvelle affiche de la Ville « Brisons le silence », d’autant que le temps de l’épidémie, les accueils en mairie des 3e, 7e et 8e se font sur rendez-vous pour éviter que des femmes attendent trop longtemps ensemble, rapprochées.  Photo Progrès /Maxime JEGAT Photo d'archives Progrès/Maxime JEGAT

Durant le confinement, l’adjointe déléguée à l’égalité femmes-hommes à la Ville et la Métropole est restée très mobilisée sur la question des violences intra-familiales. Et elle n’entend pas baisser la garde après le déconfinement.

« Nous avons maintenu chaque semaine une réunion au téléphone entre la Ville, la Métropole, la justice, les associations, le Département et même les prostituées en grande précarité. Avec les permanences suspendues en mairies d’arrondissement (3e, 7e et 8e), il fallait adapter la page d’accueil de nos sites Lyon et Métropole. Le lieu tenu secret La Sentinelle, centre d’hébergement qui abrite 60 femmes victimes de violences avec ou sans enfant, a très vite été rempli », mentionne Thérèse Rabatel qui n’entend pas lâcher l’affaire.

Lors du conseil municipal du 7 mai, l’élue a signifié son inquiétude demandant au maire de Lyon, de rester en alerte, y compris après le déconfinement « car nous craignons, lorsque les familles s’ouvriront, la découverte de problèmes passés inaperçus. La Ville devra renforcer son soutien aux associations qui en exprimeront le besoin. Et j’en profite pour remercier vivement les associations avec lesquelles nous travaillons journellement : VIFFIL, le MAS, le CIDFF et le Planning familial qui ont fait et font leur maximum pendant toute cette période. L’école est aussi un lieu où les enfants expriment souvent leurs joies et leurs peines, et notre service médico-éducatif sera très attentif aux situations préoccupantes. C’est une fierté d’avoir gardé ce service rare dans les autres villes françaises ».

À la recherche d’un autre lieu d’hébergement

Favorable au retour à l’école, l’adjointe déléguée à l’égalité femmes-hommes demande à la Ville et à la Métropole que la Sentinelle soit financée jusqu’à la fin du mois d’août par l’État. « Nous sommes en quête d’un autre lieu d’hébergement car aujourd’hui la situation explose et les associations découvrent des situations dangereuses. Les cinq appartements dont dispose la Ville et le centre d’accueil créé par le Foyer Notre-Dame des Sans-Abri ne suffisent plus. »

Pourtant, l’élue reconnaît que la justice à Lyon est restée très attentive et a continué les procédures durant le confinement. Quant à la police, elle s’est plusieurs fois déplacée suite à des dénonciations du voisinage ou à des appels des victimes. « Je me félicite que la Ville ait accéléré les subventions aux associations par décret grâce à la loi d’urgence de l’État. Tout comme les 200 000 euros fléchés à la Métropole pour les associations qui ont travaillé dans le cadre du Covid dont celles en lien avec les victimes de violence », conclut l’élue.

Nadine MICHOLIN

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