Lyon Réouverture du parc de la Tête-d’Or: on vous emmène!

Après deux mois de confinement, le parc a rouvert ses portes au public ce mercredi 13 mai. Les rares visiteurs qui ont franchi les grilles ont été surpris par la nature exubérante qu’on a laissée se développer dans les pelouses et les massifs.

Malgré les averses et le temps maussade, ils n’auraient manqué pour rien au monde la réouverture du parc de la Tête-d’Or. À 9 h 30, ils viennent de franchir les grilles et s’engagent sur une des allées où les couleurs de terre mouillée offrent un contraste saisissant avec les verts tendres du printemps. 

 Comme les autres visiteurs qui, ce mercredi 13 mai, se font rares, Christine et Robert sont ravis de retrouver le lac et ses oies.

« Quel plaisir de revenir ici, le parc nous a manqué énormément », disent-ils, s’avouant « très contrariés » de la fermeture qui aura duré deux mois. « Cela nous a même mis en colère », précise Christine qui a retrouvé le sourire. 

 Tout comme Hélène, « très contente » de renouer avec des habitudes qu’elle a dû abandonner depuis mi-mars : les balades avec les enfants, autour du lac. « C’est une activité essentielle, elle fait partie de mon métier », ajoute la jeune femme, assistante maternelle. 

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Avoir le parc presque pour soi

 Drôle d’ambiance tout de même pour ce retour. Les quelques coureurs croisent sans peine les premiers promeneurs qui n’ont que faire de la pluie. Certains contemplent cette nature immobile, d’autres la savourent presque dans un silence religieux. Avoir le parc presque pour soi, l’instant est rare. Christian et Karine n’en perdent pas une miette.

On les retrouve à la roseraie, où les couleurs des fleurs se mêlent aux herbes fraîches et… très hautes. « C’est tout bonnement extraordinaire, la nature a repris ses droits », se réjouit Karine qui déambule dans les chemins en bataille.

Tous ceux qui sont venus ce mercredi, ont bien vu que le parc avait changé. Comme si, à certains endroits, il n’était plus entretenu. La direction des Espaces verts a choisi de ne pas tondre les grandes pelouses, de laisser la nature s’immiscer dans les massifs et les parterres jusque-là bien sages .

 Certains contemplent cette nature immobile, d’autres la savourent presque dans un silence religieux   Photo Progrès /Aline DURET
Certains contemplent cette nature immobile, d’autres la savourent presque dans un silence religieux   Photo Progrès /Aline DURET
 La réouverture était très attendue.   Photo Progrès /Aline DURET
La réouverture était très attendue.   Photo Progrès /Aline DURET
 Les couleurs de terre mouillée offrent un contraste saisissant avec les verts tendres du printemps.   Photo Progrès /Aline DURET
Les couleurs de terre mouillée offrent un contraste saisissant avec les verts tendres du printemps.   Photo Progrès /Aline DURET
 La nature a repris ses droits   Photo Progrès /Aline DURET
La nature a repris ses droits   Photo Progrès /Aline DURET
 La nature a repris ses droits   Photo Progrès /Aline DURET
La nature a repris ses droits   Photo Progrès /Aline DURET
 « C’est tout bonnement extraordinaire », se réjouit Karine qui déambule dans les chemins en bataille.   Photo Progrès /Aline DURET
« C’est tout bonnement extraordinaire », se réjouit Karine qui déambule dans les chemins en bataille.   Photo Progrès /Aline DURET
 Les couleurs des fleurs se mêlent aux herbes fraîches et hautes.   Photo Progrès /Aline DURET
Les couleurs des fleurs se mêlent aux herbes fraîches et hautes.   Photo Progrès /Aline DURET
 Les aires de jeux restent fermées.   Photo Progrès /Aline DURET
Les aires de jeux restent fermées.   Photo Progrès /Aline DURET
 Les canards savourent sans doute leurs derniers instants de quiétude.   Photo Progrès /Aline DURET
Les canards savourent sans doute leurs derniers instants de quiétude.   Photo Progrès /Aline DURET
 Pas un bruit ou presque. Seuls les travaux en cours brisent le silence.   Photo Progrès /Aline DURET
Pas un bruit ou presque. Seuls les travaux en cours brisent le silence.   Photo Progrès /Aline DURET
 Ici, l’herbe n’est pas coupée. Le parc n’est il plus entretenu ? interrogeaient hier, certains promeneurs.   Photo Progrès /Aline DURET
Ici, l’herbe n’est pas coupée. Le parc n’est il plus entretenu ? interrogeaient hier, certains promeneurs.   Photo Progrès /Aline DURET
 La faune et la flore se sont développées à toute vitesse pendant la période du confinement.   Photo Progrès /Aline DURET
La faune et la flore se sont développées à toute vitesse pendant la période du confinement.   Photo Progrès /Aline DURET
 Les rares visiteurs ont découvert la nature exubérante qu’on a laissée se développer pendant le confinement.   Photo Progrès /Aline DURET
Les rares visiteurs ont découvert la nature exubérante qu’on a laissée se développer pendant le confinement.   Photo Progrès /Aline DURET
 Le parc a rouvert ses portes ce mercredi matin.   Photo Progrès /Aline DURET
Le parc a rouvert ses portes ce mercredi matin.   Photo Progrès /Aline DURET
 Cette pelouse à l’entrée échappe à la règle, l’herbe va y être coupée.   Photo Progrès /Aline DURET
Cette pelouse à l’entrée échappe à la règle, l’herbe va y être coupée.   Photo Progrès /Aline DURET
 Les premiers visiteurs ravis de revoir les oies.   Photo Progrès /Aline DURET
Les premiers visiteurs ravis de revoir les oies.   Photo Progrès /Aline DURET
 Les herbes hautes au bord du lac donnent au parc une ambiance différente.   Photo Progrès /Aline DURET
Les herbes hautes au bord du lac donnent au parc une ambiance différente.   Photo Progrès /Aline DURET
 Les grandes pelouses ne sont plus tondues pour préserver la biodiversité.   Photo Progrès /Aline DURET
Les grandes pelouses ne sont plus tondues pour préserver la biodiversité.   Photo Progrès /Aline DURET
 Certains contemplent cette nature immobile, d’autres la savourent presque dans un silence religieux   Photo Progrès /Aline DURET  La réouverture était très attendue.   Photo Progrès /Aline DURET  Les couleurs de terre mouillée offrent un contraste saisissant avec les verts tendres du printemps.   Photo Progrès /Aline DURET  La nature a repris ses droits   Photo Progrès /Aline DURET  La nature a repris ses droits   Photo Progrès /Aline DURET  « C’est tout bonnement extraordinaire », se réjouit Karine qui déambule dans les chemins en bataille.   Photo Progrès /Aline DURET  Les couleurs des fleurs se mêlent aux herbes fraîches et hautes.   Photo Progrès /Aline DURET  Les aires de jeux restent fermées.   Photo Progrès /Aline DURET  Les canards savourent sans doute leurs derniers instants de quiétude.   Photo Progrès /Aline DURET  Pas un bruit ou presque. Seuls les travaux en cours brisent le silence.   Photo Progrès /Aline DURET  Ici, l’herbe n’est pas coupée. Le parc n’est il plus entretenu ? interrogeaient hier, certains promeneurs.   Photo Progrès /Aline DURET  La faune et la flore se sont développées à toute vitesse pendant la période du confinement.   Photo Progrès /Aline DURET  Les rares visiteurs ont découvert la nature exubérante qu’on a laissée se développer pendant le confinement.   Photo Progrès /Aline DURET  Le parc a rouvert ses portes ce mercredi matin.   Photo Progrès /Aline DURET  Cette pelouse à l’entrée échappe à la règle, l’herbe va y être coupée.   Photo Progrès /Aline DURET  Les premiers visiteurs ravis de revoir les oies.   Photo Progrès /Aline DURET  Les herbes hautes au bord du lac donnent au parc une ambiance différente.   Photo Progrès /Aline DURET  Les grandes pelouses ne sont plus tondues pour préserver la biodiversité.   Photo Progrès /Aline DURET

Des orchidées sont apparues

« C’est curieux, constate Hélène, pourtant ils ont eu presque deux mois pour s’en occuper et là on dirait qu’il est un peu à l’abandon. Je n’ai pas l’habitude de le voir comme ça, mais ce n’est pas gênant. L’essentiel est qu’il soit nettoyé ». Ne pas couper l’herbe, « c’est peut-être bien pour les graines », enchaîne Christiane. « C’est peut-être pour dissuader les gens de pique-niquer »…

Sans visiteur aucun, enfin presque, depuis deux mois, le parc a vu sa faune et sa flore exploser. Des orchidées que l’on avait jamais vues avant sont apparues ces dernières semaines, un couple de cygnes a installé son nichoir à deux pas de l’embarcadère…

Ce qui autrefois était impossible, car ici, « il y a trop de monde ». « Une première », note l’élu en charge des Espaces verts, Alain Giordano.

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