Cinéma Le film du Lyonnais Arnaud Mizzon décroche son étoile

Gérard Darmon avec le réalisateur Arnaud Mizzon.  Photo Progrès /DR
Gérard Darmon avec le réalisateur Arnaud Mizzon. Photo Progrès /DR
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Gérard Darmon avec le réalisateur Arnaud Mizzon.  Photo Progrès /DR Photo Progrès /DR

Déjà présenté en ouverture du festival de l’Alpe d’Huez, Dernière ligne droite, le second court-métrage du lyonnais Arnaud Mizzon, avec Gérard Darmon et Heloïse Martin, poursuit son succès sur les plateformes de diffusion.

C’est le dernier jour de travail de Dominique (Gérard Darmon), examinateur du permis de conduire depuis 35 ans. Tous ses collègues l’entourent et son patron le colle au millimètre. Pour ajouter au stress, la dernière candidate est Marion (Heloïse Martin), qui a déjà raté quatre fois l’épreuve. S’ajoute à l’équipage Julie (Caroline Anglade), la monitrice, tout aussi tendue que son élève. Bref, tout est en place pour une catastrophe imminente.

Dernière ligne droite , le court-métrage écrit et réalisé par le Lyonnais Arnaud Mizzon, est une réussite. Vingt minutes d’intrigue et de rires, de situations qui échappent à ses protagonistes et d’événements pas si improbables qui font de la dernière journée de Dominique une rude épreuve…

Comment vous est venue l’idée de ce court-métrage ?

« C’est un film sur la responsabilité. Je voulais réaliser une comédie assez légère, où tout le monde puisse se retrouver, mais qui évoque ce sujet. En fait, ce sont trois personnages de milieux différents, d’âges divers, qui réagissent chacun à leur manière devant une situation inédite. Dans mon histoire, on ne sait pas qui est responsable de l’accident qui leur arrive. La responsabilité est vraiment diluée. »

Comment avez-vous choisi les comédiens que vous avez fait tourner ?

« Je voulais travailler avec Héloïse Martin depuis longtemps, j’ai écrit le scénario pour elle. J’avais aussi très envie de travailler avec Gérard Darmon. Le scénario lui a plu, surtout l’idée de jouer un personnage très normal, lui qui a souvent des rôles haut en couleur. Là, il est en retenue et ça lui plaisait. Ensuite, on a pris un café ensemble, et j’ai essayé de le convaincre. Ce n’était pas évident au départ, puisqu’il n’avait pas fait de court-métrage depuis au moins trente ans… »

Comment un jeune réalisateur fait-il pour diriger Gérard Darmon ?

« Gérard a brisé la glace très vite, il m’a mis à l’aise. Dès les premières secondes, il m’a dit : c’est toi le metteur en scène, c’est ton film, dis-moi ce que tu attends de moi, où je dois aller. Il savait que j’avais une vision du film assez précise, et je crois que c’est ce qui lui a plu, ce qu’il attendait de moi. »

Pourquoi avoir tourné à Lyon ?

« Je tiens vraiment à tourner à Lyon. On a tout ici, la campagne, les bâtiments, les paysages, on peut vraiment raconter plein de choses de chez nous. »

Vous avez ouvert le festival de l’Alpe d’Huez avec ce film. Quelle expérience ça a été ?

« Il y avait plusieurs centaines de personnes, mais surtout il y avait Thierry Frémaux le siège derrière moi. Du coup, je me suis dévissé le cou pendant toute la projection pour voir s’il riait. Et heureusement, il a ri. Et beaucoup de gens avec lui, j’ai eu plein de contacts grâce à cette projection. »

Vous avez un long-métrage en ligne de mire ?

« Oui, si le cinéma continue à exister, j’en ai bien l’intention ! J’ai quatre histoires possibles, dont celles de mes deux courts-métrages. Il y en a une particulièrement avancée. J’espère que c’est la prochaine étape. »

En recherchant dans nos archives, j’ai trouvé un Arnaud Mizzon qui avait assisté à l’une de nos rencontres lecteurs, avec Kad et Olivier, en 2012…

« Mais c’était moi bien sûr ! Une super rencontre, peut-être mon premier contact avec le milieu du cinéma. Je me souviens, j’avais demandé à Olivier Baroux quel était son conseil pour se lancer dans la réalisation. Il m’avait dit conseil numéro un, n’écoute jamais les conseils ! »

Dernière ligne droite, d’Arnaud Mizzon, disponible sur les plateformes OCS, Amazon Prime Vidéo et MyCanal.

 Je tiens vraiment à tourner à Lyon. On a tout ici, la campagne, les bâtiments, les paysages

Arnaud Mizzon

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