Sport La Fondation du sport français, nouvelle mission de Thierry Braillard

Trois ans après avoir quitté le ministère des Sports, Thierry Braillard vient de prendre la tête de la Fondation du sport français. Photo Progrès/Stephane Guiochon
Trois ans après avoir quitté le ministère des Sports, Thierry Braillard vient de prendre la tête de la Fondation du sport français. Photo Progrès/Stephane Guiochon

En plein confinement, l’ancien secrétaire d’État aux Sports a été élu à la tête de cette Fondation ayant pour objet l’innovation sociale à travers le sport.

Thierry Braillard aurait dû lâcher son dernier mandat (conseiller municipal à Lyon) si les élections étaient allées à leur terme. En attendant, l’ancien secrétaire d’État aux Sports a déjà repris des responsabilités en accédant le 15 avril à la présidence (bénévole) de la Fondation du sport français (FSF). Créée en 2011 par les anciens présidents du CNOSF et du CPSF, Henri Sérandour et André Auberger, elle a pour objet de « promouvoir l’innovation sociale pour et par le sport ».

L’ancien adjoint aux Sports lyonnais succède à Edwige Avice, ancienne ministre (notamment des Sports sous François Mitterrand) : « Elle m’a sollicité pour me dire qu’elle laissait son mandat et qu’elle souhaitait que j’intègre le CA », raconte Thierry Braillard qui a été élu à l’unanimité.

En terrain connu

Redevenu avocat et mandataire sportif après son départ du ministère en 2017, il met les pieds en terrain connu. La Fondation du sport français abrite en effet le Pacte de la performance, dont il avait été à l’initiative lors de son passage au gouvernement afin d’assurer un statut aux sportifs de haut niveau. « C’est une manière d’être utile autrement et en même temps de prolonger une opération que m’a particulièrement tenu à cœur », indique-t-il.

Les autres fondations chapeautées par la FSF concernent l’insertion par le sport ou encore le sport féminin : « Les décideurs ont trop souvent la mauvaise habitude de ne considérer le sport que sous l’aspect de la compétition, ajoute-t-il. C’est bien plus que cela : c'est un des meilleurs vecteurs de lien social. Nous aurons par exemple un rôle à jouer au niveau de l’héritage de Paris 2024. Si on fait les JO, c’est aussi pour développer la pratique sportive de nos concitoyens. »

Auparavant, la Fondation pourrait avoir un rôle à jouer face aux conséquences du coronavirus : « Elle peut être un outil pour sortir de cette crise que le sport a pris de plein fouet dans ses structures. »

Benjamin STEEN

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