Culture Victor Bosch: «Les spectacles reprendront vite»

Victor Bosch est plutôt optimiste pour l'avenir Photo Progrès /Stéphane Guiochon
Victor Bosch est plutôt optimiste pour l'avenir Photo Progrès /Stéphane Guiochon

Patron du Radiant-Bellevue à Caluire et du Toboggan à Décines, mais aussi producteur de spectacles, Victor Bosch donne son point de vue sur la rentrée des spectacles.

Comment voyez-vous la rentrée, aussi bien au Radiant-Bellevue qu’au Toboggan?

« Je suis d’un naturel positif, et optimiste. Je pense qu’à la rentrée, le virus sera derrière nous. Je ne suis ni médecin ni scientifique, mais si l’on considère les informations dont on dispose, on peut raisonnablement être optimiste. La seule question sera celle des autorisations. Est-ce qu’il y aura une limitation de jauges? Comment va-t-on adapter nos économies à ces dispositions? »

« Trois concerts déjà en vente »

Est-ce que vous avez envisagé plusieurs scénarios en termes de programmation?

« Non, j’ai bâti une programmation normale, avec bien sûr des mesures sanitaires strictes. Il y aura du gel, des masques, tout ce qu’il faut pour que les gens se sentent en sécurité. Mais la vie doit continuer, et la vie des spectacles aussi… »

Est-ce que les gens auront envie de revenir dans les salles et les théâtres?

« Je suis optimiste. Il y a eu des craintes, des angoisses, mais je pense que ça passera vite. Nous venons de mettre en vente trois concerts de Benjamin Biolay au Ninkasi, au Radiant et au Toboggan et les places partent à toute allure. C’est de bon augure. »

 La salle de cinéma classée art et essai le Toboggan à Décines.   Photo Progrès /DR
La salle de cinéma classée art et essai le Toboggan à Décines.   Photo Progrès /DR
Que pensent les producteurs et les artistes avec qui vous travaillez?

« Il y a tous les cas de figure, des catastrophistes et des optimistes. Beaucoup pensent quand même que les choses reviendront à la normale, mais on n’est pas tous d’accord sur le temps qu’il faudra. Cela dit, la rentrée va être très concurrentielle. Sur l’automne, il y a des spectacles tous les jours dans toutes nos salles. Il y aura sûrement de la perte. On a commencé à négocier avec les producteurs et les artistes. Les dates qui étaient complètes et qui ont été reprogrammées ne le seront sûrement plus, et on en discute. Mais je ne pense pas qu’on perdra tant que ça. Si je devais donner un chiffre, je dirais 30 % en moins… »

« Je suis un vieux marin, je n’ai pas peur d’une tempête »

 Victor Bosch devant la salle du Radiant-Beelevue. Photo Progrès /Jacques GALLAND
Victor Bosch devant la salle du Radiant-Beelevue. Photo Progrès /Jacques GALLAND
Vous pensez que l’on retrouvera les grands spectacles en stade ou dans les Zéniths rapidement?

« Franchement, ça me paraît difficile. Les grandes tournées, les rassemblements sportifs, vont demander du temps. Mais il y a quand même une note d’espoir : le fait que l’on ait autorisé le Tour de France. Ça ouvre la porte à d’autres rassemblements… »

Vous produisez le spectacle « Les Souliers Rouges » écrit par Marc Lavoine. Comment ça s’est passé?

« On était parti sur des chiffres formidables, avec d’excellentes réservations. Et tout s’est arrêté un vendredi soir. C’est très difficile. Mais encore une fois, il ne faut pas se résigner et on a tout ce qu’il faut pour reprendre le moment venu : l’équipe n’attend que ça et le public est demandeur. Je suis un vieux marin, je n’ai pas peur d’une tempête ! »

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?