Sécurité Après le déconfinement, «le stationnement va redevenir payant»

 Photo Progrès/Maxime JEGAT
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À l’exception des difficultés recensées principalement dans le 7e arrondissement, l’adjoint à la sécurité Jean-Yves Sécheresse se félicite du comportement des Lyonnais depuis le 16 mars et aborde le déconfinement étudié par la Ville de Lyon.

Jean-Yves Sécheresse. Photo Progrès/Maxime JEGAT
Jean-Yves Sécheresse. Photo Progrès/Maxime JEGAT

Comment se comportent les Lyonnais depuis le 16 mars?

"Nous n’avons pas connu de difficultés majeures. Sur les milliers de contrôles, seuls 10 % de procès-verbaux ont été «dressés. Les choses se passent bien. Ensuite, on voit bien ces derniers jours que les activités économiques reprennent avec davantage de véhicules dans les rues mais aussi plus de gens sur les trottoirs qui font la queue pour récupérer leurs plats à emporter.»

Quelles sont les zones de difficultés que vous pointez?

«On a des difficultés sur le secteur de la place Gabriel-Péri. On l’a constaté sur place avec le maire de Lyon et d’autres élus. Pour les commerces non respectueux des règles sanitaires, et après vérifications et signalements de riverains, on a obtenu de la part du préfet des fermetures administratives de cinq commerces mi-avril : trois épiceries et deux kebabs. Rue Montebello, deux autres établissements ont fermé d’eux-mêmes. Avec le ramadan, les dispositifs ont été mis en œuvre en lien avec la communauté musulmane.»

Qu’en est-il du square Saint-Michel ?

«On a avancé. En raison de sa conception qui date des années 1970, ce petit square public de la Guillotière est cerné par des copropriétés. Nous avions déjà fermé une entrée (rue Sébastien-Gryphe) sur trois. Nous en avons fermé une deuxième 32 grande rue de la Guillotière en accord avec les copropriétés, pour éviter les attroupements et les troubles nocturnes. L’accès rue Saint-Michel est géré par Grand Lyon Habitat. En accord avec le Sytral et Keolis, on teste la fermeture temporaire de la bouche de métro depuis plus d’une semaine à proximité du McDonald’s et c’est positif. On observe encore des spots dans le 7e comme à la Cité-Jardin. La police nationale a eu l’idée de louer un drone. Avec le confinement, c’est aussi du deal en moins. À la Duchère, on a eu des problèmes au début du confinement avec des voitures brûlées. Depuis, plus rien.»

Comment préparez-vous le déconfinement, allez-vous rouvrir très vite les berges ?

«Ce sera au préfet de décider. C’est lui qui les a fermées. On planche surtout sur la réouverture des écoles et la cantine scolaire. La police municipale sera présente au moins le matin pour accueillir les enfants. Ce ne sont pas les actifs qui posent problème, dès lors que les restaurants sont encore fermés. Par crainte du retour de la voiture en ville, nous allons réintroduire le stationnement payant. Nous sommes partisans de manière temporaire, à ce que certaines rues puissent accueillir les deux roues (vélos et trottinettes). Sur deux ou trois axes, il faut faciliter les déplacements doux, faire preuve d’imagination afin d’avoir une ville le plus fluide possible.»

A Villeurbanne, le stationnement reste gratuit jusqu’au 31 août

Archives Progrès/Emilie CHAUMET
Archives Progrès/Emilie CHAUMET

À Villeurbanne, sur 20 000 places de stationnement, 5 200 environ sont payantes. Avec la crise du Coronavirus, le maire Jean-Paul Bret (PS), a décidé de rendre gratuites ces places payantes pour encourager le confinement de la population.

La mesure courait jusqu’au 15 avril. La mairie a décidé de la poursuivre. Et pas qu’un peu. « Le maire a pris la décision de prolonger cette mesure jusqu’au 31 août, y compris pour le stationnement résidentiel.

Il ne sera dès lors pas nécessaire, jusqu’à cette date, de renouveler son ticket résident » annonce la municipalité.

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