Urbanisme Des pistes cyclables temporaires en vue du déconfinement

L’Avenue Maréchal-de-Saxe est l’un des sites pressentis pour mettre en place une piste cyclable temporaire.  Photo Progrès /Richard MOUILLAUD
L’Avenue Maréchal-de-Saxe est l’un des sites pressentis pour mettre en place une piste cyclable temporaire. Photo Progrès /Richard MOUILLAUD

Des transports en commun rejetés au profit du vélo et de la marche ? La Métropole étudie une cinquantaine de sites pour anticiper un afflux probable après le 11 mai. La Ville de Lyon pousse dans ce sens.

C’est une certitude. Si le déconfinement se confirme à partir du 11 mai, les Lyonnais et métropolitains se déplaceront davantage à vélo, en trottinette, ou à pieds.

Si le réseau cyclable est passé depuis 2014, de 147 à 300 kilomètres, la Ville de Lyon souhaite le renforcer pour faire face au double défi du déconfinement : le risque de l’engorgement automobile et de la baisse des usagers des transports en commun.

Justement, la Métropole y travaille. Cela s’appelle l’urbanisme tactique et cela consiste à créer de façon temporaire des pistes cyclables ou encore des élargissements de trottoirs : « Si l’on veut inciter les cyclistes et les marcheurs et les dissuader de prendre la voiture sur une courte distance, il faut leur offrir des espaces sécurisés et mieux dimensionnés », explique David Kimelfeld.

David Kimelfeld : « Une vingtaine de sites dès le 11 mai »

« Nous avons identifié une cinquantaine d’axes où l’on peut soit élargir le trottoir, soit créer une piste cyclable qui n’existait pas, soit en créer une de plus. On peut par exemple facilement prendre une voie sur le quai Général-de-Gaulle. Cette semaine, les communes concernées, les associations d’usagers et le Sytral seront concertés. L’idée est d’en mettre en place une vingtaine à partir du 11 mai, puis une trentaine d’autres d’ici l’été » poursuit le président de la Métropole.

Qui dit plus de vélos, dit aussi plus de stationnement : « Il faudra des arceaux ou bien des lieux gardiennés sur voirie ou dans des parkings. On l’a déjà expérimenté lors de la piétonisation de la Presqu’Île ».

En réalité, tout sera évolutif et adaptable selon David Kimelfeld : « La seule contrainte est de bien séparer physiquement les espaces. Peut-être qu’il faudra supprimer des places de stationnement dans des rues commerçantes pour permettre les files d’attente, voire donner la priorité aux piétons aux heures de pointe pour les courses. Tout l’intérêt est d’avoir des installations provisoires et donc toutes les capacités à faire bouger les choses. Si on se trompe, on pourra très vite changer notre fusil d’épaule ».

Xavier BREUIL

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