Santé Villeurbanne : pourquoi le centre Covid-19 n’ouvre pas ses portes

La ville de Villeurbanne avait installé un centre Covid dans la salle Raphaël-de-Barros.  Photo DR /GILLES MICHALLET
La ville de Villeurbanne avait installé un centre Covid dans la salle Raphaël-de-Barros.  Photo DR /GILLES MICHALLET

Installé dans la salle Raphael-de-Barros, le centre Covid-19 aurait dû ouvrir ses portes le 6 avril. Aujourd’hui, le nombre de contaminations semble diminuer, les cabinets médicaux sont sous-occupés, et l’ouverture n’est plus à l’ordre du jour.

« L’ouverture du centre n’est pas prévue car le nombre de contaminations diminue », affirme le Dr Plaete, l’une des 18 médecins à l’origine de ce projet. L’Agence régionale de santé tempère ces propos : « On ne peut pas le dire avec certitude. C’est beaucoup trop tôt. Et on ne peut pas vraiment le savoir car les gens ne sont pas testés. Mais c’est vrai qu’on voit peu de consultations dans certains centres Covid ».

La ville de Villeurbanne avait aménagé la salle Raphaël-de-Barros pour la transformer en centre de consultations Covid-19 pour les personnes qui n’ont pas de médecins traitants et qui présentent des symptômes sans signes de gravité. L’un des objectifs était de désengorger les services des urgences et de permettre aux médecins des hôpitaux de mieux prendre en charge les cas les plus sévères. Les équipes s’étaient même entraînées sur les lieux, et tout semblait prêt à ouvrir le 6 avril.

Pas de masques ni de blouses

Au dernier moment, les médecins avaient décidé de reporter l’ouverture, en dénonçant la difficulté d’accéder au matériel de protection : masques, blouses, surblouses. Autre grief : des procédures de rémunération qui leur semblaient compliquées. Les négociations se sont poursuivies. « La CPAM a facilité les remboursements, ce qui nous assure une rémunération. La question des masques et protection perdure, seuls les médecins qui auront réussi à s’équiper dans les pharmacies pourraient faire des gardes », précise le Dr Plaete.

« La situation sanitaire ne l’exige pas »

Aujourd’hui, le projet n’est plus à l’ordre du jour. « La situation sanitaire ne l’exige pas », explique Agnès Thouvenot, adjointe à la santé. « Le projet était conçu pour désengorger les urgences. Ce n’est pas la peine. Les médecins généralistes sont en sous-activité et peuvent accueillir les patients. Et les services d’urgence sont eux -même en sous-activité, en dehors du Covid bien sûr ».

Laurence LOISON

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