Commerce «Les halles Paul-Bocuse sont d’utilité publique»

Pierre-Guy Cellerier.  Photo Progrès /DR
Pierre-Guy Cellerier. Photo Progrès /DR
Renée Richard.  Photo Progrès /Laurence PONSONNET
Renée Richard. Photo Progrès /Laurence PONSONNET
Armand Bahadourian.  Photo Progrès /Laurence PONSONNET
Armand Bahadourian. Photo Progrès /Laurence PONSONNET
Alexis Trolliet.  Photo Progrès /Laurence PONSONNET
Alexis Trolliet. Photo Progrès /Laurence PONSONNET
Claude Polidori.   Photo Progrès /Laurence PONSONNET
Claude Polidori. Photo Progrès /Laurence PONSONNET
Pierre-Guy Cellerier.  Photo Progrès /DR Renée Richard.  Photo Progrès /Laurence PONSONNET Armand Bahadourian.  Photo Progrès /Laurence PONSONNET Alexis Trolliet.  Photo Progrès /Laurence PONSONNET Claude Polidori.   Photo Progrès /Laurence PONSONNET

Comment expliquer que les marchés soient fermés mais que les Halles restent ouvertes ? Pour Gérard Collomb, «c’est une œuvre de bienveillance vis-à-vis du quartier», alors même que les commerçants ouverts connaissent leurs premières difficultés économiques.

Les marchés alimentaires ouverts ont fermé à Lyon comme dans la plupart des grandes villes, au motif que le maillage du territoire en commerce de proximité était suffisant dans les quartiers pour permettre l’approvisionnement en denrées nécessaires.

À côté de cela, le maintien des Halles couvertes a été acté. Une situation qui a pu en faire tiquer certains.

Une vingtaine d’enseignes ouvertes sur 55

« Dans les halles, il y a simplement la production alimentaire et il y a assez peu de personnes qui y travaillent et qui y viennent. C’est une œuvre de bienveillance vis-à-vis du quartier », justifie Gérard Collomb, maire de Lyon. Il suffit d’un coup d’œil pour se rendre compte, effectivement, qu’il n’y a pas foule dans les allées des Halles Paul Bocuse, ce temple de la gastronomie qui d’ordinaire grouille de monde.

Seule une vingtaine d’enseignes restent encore ouvertes sur 55, les restaurants et écaillers ayant été amenés à baisser le rideau. « Nous sommes là pour permettre aux gens de manger, mais je ne sais pas si on va tenir bien longtemps », constate, amer, Claude Polidori, qui préside les lieux. « C’est un devoir, vis-à-vis de notre clientèle, de rester ouvert. Après la fermeture des marchés alimentaires, les halles se révèlent être d’utilité publique. »

« Nous ne réalisons que 10 % de notre chiffre d’affaires habituel et 80 % de notre personnel est au chômage », estime pour sa part le traiteur Pierre-Guy Cellerier, l’un des commerçants qui témoigne d’une situation économique compliquée, à l’image de ses voisins restés ouverts.

Parmi eux, il y a aussi Renée Richard (fromagerie). « Nous notons une baisse de la fréquentation car les Lyonnais respectent le confinement. Et comme nous servons beaucoup de restaurateurs et de traiteurs, une grande partie de notre activité a été réduite à néant. Du coup, plus de la moitié de l’effectif est au chômage partiel et nous ne sommes plus que six personnes. »

Nous serions moins perdants en arrêtant notre activité. Il faut malgré tout permettre à la clientèle de venir s’approvisionner

Pierre-Guy Cellerier

Avec ses larges allées, la promiscuité dans les halles est évitée et la distance d’un mètre est facilement respectée

Renée Richard

Nous restons à l’écoute du client, fidèles à notre devise : “Ne jamais dire à un client que l’on ne possède pas un produit”

Armand Bahadourian

Les ventes n’ont pas baissé car ceux qui viennent achètent plus et font des stocks conséquents

Alexis Trolliet

Une vingtaine de commerçants proposent les produits de première nécessité et des pâtisseries ont rouvert

Claude Polidori, président de l’association des commerçants

De notre correspondante Laurence PONSONNET

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