Coronavirus Solidarité: trois initiatives qui redonnent le sourire

Marie Oury lit des histoires aux enfants, qu’elle publie sur  Instagram TV. Capture d’écran Instagram
Marie Oury lit des histoires aux enfants, qu’elle publie sur Instagram TV. Capture d’écran Instagram

Ils sont parents ou bénévoles sur des plateformes spécialisées, soucieux de s’entraider. Et la solidarité, pour garder ou occuper les bambins justement, continue de se structurer sur l’agglo lyonnaise. Les exemples se multiplient.

1 Des histoires pour décompresser

Sur les réseaux sociaux, les groupes de parents se structurent pour faire front dans le contexte de crise lié au covid-19, qui nécessite de s’organiser pour la garde d’enfants, notamment. Alors, des initiatives naissent au fil des jours, pleines de poésie parfois. Apportant des respirations tant aux parents qu’aux enfants.

Habitante de Lyon 5e , Marie Oury, blogueuse mais aussi enseignante spécialisée pour des enfants atteints de surdité, ancienne comédienne et maman, apporte depuis quelques jours sa touche et son dynamisme : elle lit des histoires aux enfants, qu’elle publie sur Instagram TV , avant de rediriger le tout sur son blog Facebook.

« Je suis enfermée, avec mes trois enfants. Je vois que c’est quelque chose qui stresse énormément. Au début, je voulais mettre du matériel scolaire à disposition, mais l’État fait très bien les choses. Certains parents ne prennent pas forcément conscience que la classe, c’est aussi des temps plus informels. »

Alors, Marie Oury propose une histoire par jour, chaque midi. Un temps de 10 minutes, destiné aux élèves de primaire. « Les retours sont très bons aujourd’hui, j’ai l’impression que c’est une demande. » La jeune femme devrait offrir cinq lectures par semaine, elle réfléchit à des vidéos différentes pour le week-end.

2 Dessiner pour les soignants

Aide-soignante en congé maternité, Estelle Saadallah (Beynost), à l’initiative du groupe d’entraide «  Coronavirus-le groupe des parents : informations & échanges d’idées.  », fourmille, de son côté, de projets, où la solidarité est là encore une notion essentielle : « Je lance une opération en faveur des soignants de réanimation, explique-t-elle. On va demander aux parents dont les enfants sont OK, de dessiner pour les soignants et autres héros du quotidien. » Des dessins qui seraient ensuite transmis « via les réseaux ».

3 Des bénévoles se signalent

Autre exemple aussi, celui de la plateforme nationale de garde d’enfants Youpies. L’entreprise est sortie de son modèle économique traditionnel pour lancer la fonctionnalité « Bénévole face à la crise du coronavirus », qui permet à des assistantes maternelles, étudiants, particuliers, etc., de proposer leur service de garde bénévolement.

À Lyon, la société a enregistré en quelques jours 1 000 nouvelles inscriptions, dont une centaine de bénévoles. C’est le cas d’Emmanuelle, cette étudiante en lettres brésilienne de 27 ans inscrite à Lyon II : « J’ai du temps », souligne celle qui se propose de garder des enfants bénévolement, « au Brésil, je fais du bénévolat, et j’ai de l’expérience avec les enfants ».

Valérie BRUNO

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