Sécurité Coronavirus: le stationnement devient gratuit à Lyon

Rue de Marseille, à la Guillotière, les réparateurs de téléphonie ont le droit de rester ouverts.  Photo Progrès/Stéphanie Ferrand
Rue de Marseille, à la Guillotière, les réparateurs de téléphonie ont le droit de rester ouverts.  Photo Progrès/Stéphanie Ferrand
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Rue de Marseille, à la Guillotière, les réparateurs de téléphonie ont le droit de rester ouverts.  Photo Progrès/Stéphanie Ferrand Photo Progrès/Stéphanie Ferrand

Stationnement, verbalisation, incivilités, forces de l’ordre… Le point avec Jean-Yves Sécheresse, adjoint à la sécurité à l’heure du confinement.

Comment avez-vous organisé le service de police municipale?

« Depuis le début de la crise sanitaire et les annonces du gouvernement, nous avons redisposé l’ensemble des forces car il y a une érosion de la police municipale. Nous devons fonctionner avec 100 agents de moins. Parmi eux, cinquante sont absents pour garder leurs enfants. Et 50 autres sont en arrêt maladie. Malgré tout, nous avons pu maintenir une présence totale sur le terrain. Les agents qui étaient affectés au parc ont été redéployés. »

Combien y a-t-il d’agents en ville?

« Nous avons en permanence 60 agents sur l’espace public. »

Qu’avez-vous à faire dans le cadre de la crise sanitaire?

« Nous ne savons pas trop. Pour le moment, pas de consigne particulière du préfet. La police nationale gère les contrôles des personnes qui circulent dans la ville. »

Avez-vous eu des difficultés à faire respecter les obligations de fermeture des commerces?

« Dans l’ensemble, non. Nous avons dû revenir à la charge plusieurs fois pour un bar dans le troisième arrondissement. »

Et les kebabs ou les réparateurs de téléphonie à la Guillotière?

« Les réparateurs de téléphones font partie des commerces qui ont le droit d’être ouverts comme les papeteries ou les tabacs. Pour ce qui est des kébabs, eux aussi, ont le droit d'être ouverts. Ils relèvent de la vente à emporter. »

Vous êtes en mesure de maintenir une forte présence à la Guillotière et plus précisément place Gabriel-Péri dans ces circonstances?

« Elle est moins forte que d’ordinaire mais oui. Alors que les équipages se succédaient jusqu’à présent pour être constamment sur place, nous avons mis en place trois arrêts marqués le matin et 5 arrêts marqués l’après-midi. »

 Place du Pont, à la Guillotière, la police municipale maintient sa présence.   Photo Progrès /Stéphanie Ferrand
Place du Pont, à la Guillotière, la police municipale maintient sa présence.   Photo Progrès /Stéphanie Ferrand
Et rue Edouard-Herriot?

« Nous avons décidé de maintenir le dispositif du week-end, car des dérèglements urbains peuvent se produire. On a encore verbalisé le week-end dernier. Nous avons aussi maintenu notre présence, à la ZAC Ampère pour lutter contre la prostitution. »

Avez-vous procédé à des aménagements de réglementation ?

« Oui. Nous avons décidé que le stationnement serait gratuit en ville. D’ailleurs, il y a de moins en moins de voitures garées. »

Est-ce à dire qu’il n’y a plus de verbalisation?

« Non. Car nous maintenons les verbalisations de voitures en situation dangereuse. On parle de stationnement sur les passages piétons ou devant les garages, par exemple. Deux équipages sont affectés à cette mission. »

Les gens sont confinés chez eux, tout est calme en ville…

« Il y a eu des voitures incendiées à la Duchère. Mais si ce n’est ces quelques faits, ça va. »

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