Patrimoine Dans le Vieux-Lyon, la célèbre maison du Chamarier reprend vie

La maison du Chamarier est un des bâtiments les plus emblématiques de la ville de Lyon.    Photo Progrès /Joel PHILIPPON
La maison du Chamarier est un des bâtiments les plus emblématiques de la ville de Lyon. Photo Progrès /Joel PHILIPPON
La façade Renaissance rue Saint-Jean en pierre de taille. L'ensemble est classé Monument Historique depuis 1943.  Photo Progrès /Aline DURET
La façade Renaissance rue Saint-Jean en pierre de taille. L'ensemble est classé Monument Historique depuis 1943.  Photo Progrès /Aline DURET
La cour intérieure a été réhabilitée en 2005. Elle reste ouverte au public.  Photo Progrès /Aline DURET
La cour intérieure a été réhabilitée en 2005. Elle reste ouverte au public.  Photo Progrès /Aline DURET
Depuis la maison du Chamarier, vue sur le Vieux Lyon et la cathédrale.  Photo Progrès /Aline DURET
Depuis la maison du Chamarier, vue sur le Vieux Lyon et la cathédrale.  Photo Progrès /Aline DURET
La maison du Chamarier est un des bâtiments les plus emblématiques de la ville de Lyon.    Photo Progrès /Joel PHILIPPON La façade Renaissance rue Saint-Jean en pierre de taille. L'ensemble est classé Monument Historique depuis 1943.  Photo Progrès /Aline DURET La cour intérieure a été réhabilitée en 2005. Elle reste ouverte au public.  Photo Progrès /Aline DURET Depuis la maison du Chamarier, vue sur le Vieux Lyon et la cathédrale.  Photo Progrès /Aline DURET

Située rue Saint-Jean, la maison du Chamarier, classée au titre des monuments historiques doit faire l’objet d’une restauration afin d’y abriter des logements et des commerces. Les travaux, initialement prévus entre 2017 et 2019, devraient commencer en septembre.

Initialement, le projet devait être terminé et livré en fin d’année 2019. Mais voilà, la Maison du Chamarier et sa belle façade Renaissance de la rue Saint-Jean, pour laquelle les premières études datent de 2016, est toujours fermée.

« C’est un projet complexe », admet Yves Périllat, de la société PW Invest, devenue aujourd’hui, l’un des pilotes de l’opération. Raisons administratives, montage financier qui a été revu, autorisations et subventions liées à son classement au titre des monuments historiques… C’est un peu tout cela qui aurait entraîné un retard dans la programmation.

« Il n’y a pas de difficultés majeures, dit-il, c’est un chantier monument historique qui est mené en accord avec les services de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), pour lequel on a défini un niveau de qualité élevé ». Des services qui ont pour tâche de mener un contrôle technique et scientifique sur cette restauration et qui devraient accorder une subvention à hauteur de 10% du montant des travaux.

 Dans la cour intérieure de la maison, le puits et la fontaine, attribués à l’architecte lyonnais Philibert Delorme (XVIe siècle).   Photo Progrès /Aline DURET
Dans la cour intérieure de la maison, le puits et la fontaine, attribués à l’architecte lyonnais Philibert Delorme (XVIe siècle).   Photo Progrès /Aline DURET
 La petite rue Sainte-Croix : elle sera totalement ouverte au promeneur en journée et fermée la nuit.   Photo Progrès /Aline DURET
La petite rue Sainte-Croix : elle sera totalement ouverte au promeneur en journée et fermée la nuit.   Photo Progrès /Aline DURET
 La partie basse de la maison qui abritera un commerce.   Photo Progrès /Aline DURET
La partie basse de la maison qui abritera un commerce.   Photo Progrès /Aline DURET
 Le projet de restauration s’annonce complexe, mais c’est "une maison Renaissance exceptionnelle", disent les responsables du projet.   Photo Progrès /Aline DURET
Le projet de restauration s’annonce complexe, mais c’est "une maison Renaissance exceptionnelle", disent les responsables du projet.   Photo Progrès /Aline DURET
 Depuis la maison du Chamarier, vue sur le Vieux Lyon et la cathédrale.   Photo Progrès /Aline DURET
Depuis la maison du Chamarier, vue sur le Vieux Lyon et la cathédrale.   Photo Progrès /Aline DURET
 Les peintures seront dégagées et consolidées, explique Justine Richard, architecte de l’agence RL & A en charge des travaux   Photo Progrès /Aline DURET.
Les peintures seront dégagées et consolidées, explique Justine Richard, architecte de l’agence RL & A en charge des travaux   Photo Progrès /Aline DURET.
 C’est ici que l’on peut se rendre compte de l’épaisseur de l’ancienne enceinte canoniale datant du XIIe sur laquelle la maison a été adossée : deux mètres.   Photo Progrès /Aline DURET
C’est ici que l’on peut se rendre compte de l’épaisseur de l’ancienne enceinte canoniale datant du XIIe sur laquelle la maison a été adossée : deux mètres.   Photo Progrès /Aline DURET
 L’un des appartements qui sera restauré, explique Yves Périllat (PW Invest)   Photo Progrès /Aline DURET.
L’un des appartements qui sera restauré, explique Yves Périllat (PW Invest)   Photo Progrès /Aline DURET.
 Les armes de la famille d’Estaing dans les décors de la galerie.   Photo Progrès /Aline DURET
Les armes de la famille d’Estaing dans les décors de la galerie.   Photo Progrès /Aline DURET
 Peintures et décors datent du XVIe siècle. Elles sont réalisées par les chamariers de l’époque, François puis Charles d’Estaing.   Photo Progrès /Aline DURET
Peintures et décors datent du XVIe siècle. Elles sont réalisées par les chamariers de l’époque, François puis Charles d’Estaing.   Photo Progrès /Aline DURET
 Pour les Robes Manteaux à Façon de Mme Marcelle, c’est au 2e. Cette inscription nous rappelle qu’avant d’être vide, cette maison abritait des appartements. Elle sera conservée.   Photo Progrès /Aline DURET
Pour les Robes Manteaux à Façon de Mme Marcelle, c’est au 2e. Cette inscription nous rappelle qu’avant d’être vide, cette maison abritait des appartements. Elle sera conservée.   Photo Progrès /Aline DURET
 La cour intérieure a été réhabilitée en 2005. Elle reste ouverte au public.   Photo Progrès /Aline DURET
La cour intérieure a été réhabilitée en 2005. Elle reste ouverte au public.   Photo Progrès /Aline DURET
 Dans la cour intérieure de la maison, le puits et la fontaine, attribués à l’architecte lyonnais Philibert Delorme (XVIe siècle).   Photo Progrès /Aline DURET  La petite rue Sainte-Croix : elle sera totalement ouverte au promeneur en journée et fermée la nuit.   Photo Progrès /Aline DURET  La partie basse de la maison qui abritera un commerce.   Photo Progrès /Aline DURET  Le projet de restauration s’annonce complexe, mais c’est "une maison Renaissance exceptionnelle", disent les responsables du projet.   Photo Progrès /Aline DURET  Depuis la maison du Chamarier, vue sur le Vieux Lyon et la cathédrale.   Photo Progrès /Aline DURET  Les peintures seront dégagées et consolidées, explique Justine Richard, architecte de l’agence RL & A en charge des travaux   Photo Progrès /Aline DURET.  C’est ici que l’on peut se rendre compte de l’épaisseur de l’ancienne enceinte canoniale datant du XIIe sur laquelle la maison a été adossée : deux mètres.   Photo Progrès /Aline DURET  L’un des appartements qui sera restauré, explique Yves Périllat (PW Invest)   Photo Progrès /Aline DURET.  Les armes de la famille d’Estaing dans les décors de la galerie.   Photo Progrès /Aline DURET  Peintures et décors datent du XVIe siècle. Elles sont réalisées par les chamariers de l’époque, François puis Charles d’Estaing.   Photo Progrès /Aline DURET  Pour les Robes Manteaux à Façon de Mme Marcelle, c’est au 2e. Cette inscription nous rappelle qu’avant d’être vide, cette maison abritait des appartements. Elle sera conservée.   Photo Progrès /Aline DURET  La cour intérieure a été réhabilitée en 2005. Elle reste ouverte au public.   Photo Progrès /Aline DURET

Mais cette fois, les intervenants de ce délicat chantier affichent un certain optimisme : d’une durée d’environ trois ans, les travaux devraient démarrer en septembre 2020, de façon concomitante à l’engagement de fouilles archéologiques. À la manœuvre, les architectes du cabinet RL & Associés avec Didier Repellin en première ligne, retenu à l’époque en novembre 2016, avec un groupement de promoteurs Vista-Immogal, à la suite d’un appel à projet lancé par la Ville de Lyon. Elle est propriétaire des lieux depuis 1907 dans le cadre d’un legs.

Une dizaine d’appartements seront aménagés

Cette opération a été rendue possible avec la signature d’un bail emphytéotique d’une durée de 99 ans. Situé sur un îlot placé entre les rues Saint-Jean, Sainte-Croix, de la Bombarde et Mandelot, cet ensemble témoin d’une histoire lyonnaise qui s’est jouée ici, dans le Vieux-Lyon, entre le XIIe et le début du XVIe, s’apprête donc à vivre une nouvelle vie, après des années d’abandon.

Une dizaine d’appartements y seront aménagés sur 4 niveaux. Tandis que trois espaces placés au rez-de-chaussée seront dévolus à diverses activités : une pâtisserie, un caviste et un projet « culturel » non encore défini, l’installation d’un Fab Lab, initialement prévu tout à côté, s’avérant difficile, devraient y élire domicile.

Le coût des travaux, est estimé à 8 millions d’euros soit 12.000€ le mètre carré. Tous les appartements sont vendus, note Yves Périllat, et chaque propriétaire doit adhérer à l’Association syndicale de propriétaires (ASL), maître d’ouvrage de l’opération.

La cour intérieure réhabilitée en 2005 restera accessible au public.

Aline DURET

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