Urbanisme Rooftop, escalade, bar : ils ont planché sur les Gratte-Ciel du futur à Villeurbanne

Des membres du GIE La Ville autrement et des participants au séminaire, à la Maison du projet Gratte-Ciel centre-ville, après la restitution de leurs travaux.  Photo Progrès /Jérôme MORIN
Des membres du GIE La Ville autrement et des participants au séminaire, à la Maison du projet Gratte-Ciel centre-ville, après la restitution de leurs travaux. Photo Progrès /Jérôme MORIN

Alors que la zone d’aménagement concerté doit sortir de terre d’ici à 2030, 25 professionnels ont imaginé leurs bâtiments utopiques du futur. Ils ont fait preuve d’originalité dans leurs propositions. Sélection.

« On a tout pour expérimenter le cannabis thérapeutique ou récréatif : de l’agriculture urbaine dans les espaces sombres et de quoi faire la transformation à la pharmacie. On pourrait même y proposer des ateliers pour apprendre à rouler ou à faire des gâteaux. On est allé assez loin dans le concept », sourit l’un des groupes, lors de la restitution.

25 professionnels ont planché ensemble sur l’utopie sociale de la future zone d’aménagement concerté (Zac) des Gratte-Ciel. Parmi eux, des architectes, des paysagistes, des promoteurs, une écologue et des acteurs locaux, à l’instar du directeur des Ateliers Frappaz ou d’un membre du bar Le Bieristan.

Ce séminaire, initié par le Groupement d’intérêt économique (GIE) La Ville autrement* , visait à croiser les compétences, pour penser le macro-lot C de la Zac, sur lequel l’un des membres du GIE, Rhône Saône Habitat, a été désigné promoteur.

« Une fonction nocturne à la crèche »

À la clé de cette carte blanche, sans contraintes financières, quatre projets originaux. L’un des groupes imagine « ouvrir la crèche le week-end pour des anniversaires, voire lui donner une fonction nocturne. On veut des lieux qui puissent servir à plusieurs choses, même si la question des normes se posera. Pour les logements, on voudrait des plateaux modulables, pour que les habitants puissent concevoir certaines zones, voire fassent des travaux. »

D’autres proposent « une petite salle de danse » ou encore « un bar associatif pour les habitants » dans les étages. « On voudrait favoriser la colocation des personnes vulnérables et mélanger les types de logements : l’idée n’est pas d’avoir les riches en haut des bâtiments et les accessions sociales à la propriété plus bas. » Comme on se dirige peut-être vers une ville sans voitures, « on a imaginé une boîte de nuit dans le parking ».

« Un appartement collectif au dernier étage »

La troisième équipe envisage « un appartement collectif au dernier étage, avec rooftop, cuisine collective pour les résidents et chambres d’amis. Elles pourraient accueillir des personnes dans le besoin, qui géreraient le lieu et assureraient l’animation sociale de la résidence.  » Au rez-de-chaussée, une buanderie mi-privée mi-commerciale est évoquée. Les bénéfices « pourraient financer la gratuité pour les résidents. »

Le dernier projet insiste sur « une micro-chambre d’hôtes au dernier étage. On propose aussi une salle d’escalade et des petits studios de musique dans les endroits aveugles. On veut créer du lien. Pour cela, il y a deux portes d’entrées : la cuisine partagée et la crèche. Souvent, c’est l’enfant ou le chien qui permet le lien », plaisante-t-on.

* Le GIE comprend plusieurs acteurs de l’habitat social régional : la fondation d’insertion par le logement Aralis, l’association Alynea, Est Métropole Habitat, Rhône Saône Habitat et la Société villeurbannaise d’urbanisme.

Jérôme MORIN

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