Agriculture Une nouvelle récolte de miel urbain pour GrandLyon Habitat

Jean-Luc Tricot, responsable du service espaces extérieurs, montre les ruches installées sur le toit de GrandLyon Habitat, place de Francfort. « Pour éviter les vents violents, nous avons exposé les ruches côté sud ». Photo Progrès /Laurence PONSONNET
Jean-Luc Tricot, responsable du service espaces extérieurs, montre les ruches installées sur le toit de GrandLyon Habitat, place de Francfort. « Pour éviter les vents violents, nous avons exposé les ruches côté sud ». Photo Progrès /Laurence PONSONNET

Le bailleur social, avec l’installation de ruches, a mis en œuvre un projet éco-responsable en sensibilisant son personnel et ses locataires à la sauvegarde des abeilles.

Victime de l’utilisation intensive des insecticides dans les zones de campagne, les colonies d’abeilles disparaissent progressivement. Partant de ce constat, dès 2016, GrandLyon Habitat a installé des ruches sur le toit de son siège social, place de Francfort, dans le 3e arrondissement et aussi sur les toits de plusieurs de ses résidences. Notamment deux à Confluence et deux autres dans le 5e arrondissement.

Ce projet écoresponsable s’inscrit dans la politique de développement durable de ce bailleur social. En installant des ruches au sein de son patrimoine, l’organisme permet aux abeilles de s’intégrer dans la ville et d’assurer leur survie.

GrandLyon Habitat souhaite ainsi contribuer à une prise de conscience collective en sensibilisant ses locataires et son personnel à leur sauvegarde, enjeu majeur sur le plan environnemental et économique. Les enfants du quartier sont souvent invités à visiter les ruches en présence d’un apiculteur.

« Le rôle des abeilles est indispensable à notre écosystème. Ces travailleuses butinent sur deux kilomètres aux alentours pour récolter le nectar des plantes. Elles ne présentent en aucun cas une menace pour les habitants car elles ne piquent que si elles se sentent menacées », explique Jean-Luc Tricot, responsable du service espaces extérieurs. « Cependant, il faut limiter le nombre de ruches afin que les abeilles puissent trouver de quoi se nourrir en quantité suffisante ». L’agrométrie d’une ruche est importante et sa température doit être constante.

Pour fêter la cinquième récolte, chacun des 600 employés a reçu un pot de miel personnalisé de 250 grammes au mois de décembre.

La production est très variable d’une année sur l’autre. Les périodes de canicules sont préjudiciables à une bonne récolte. En 2019, la production a de ce fait été divisée par deux au niveau national. « C’est un plaisir partagé, ça développe la convivialité au sein du groupe. D’ailleurs, certaines sociétés nous demandent conseil et veulent faire comme nous », reprend Jean-Luc Tricot.

Ces ruches sont le maillon d’une chaîne qui comprend l’installation des bacs à compost, la création de jardins partagés et de prairies fleuries, la plantation d’arbres pour gagner de la fraîcheur.

De notre correspondante, Laurence PONSONNET

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