Gastronomie Originaire d'Inde, il rêve d’une étoile au Michelin pour son restaurant lyonnais

Debdutta Gupta a réalisé son rêve : ouvrir un restaurant et partager le goût de l’Inde.  Photo Progrès /Marie-Christine PARRA
Debdutta Gupta a réalisé son rêve : ouvrir un restaurant et partager le goût de l’Inde.  Photo Progrès /Marie-Christine PARRA

Après ses études à Lyon, dans le cadre d’un échange international, Debdutta Gubta n’est pas reparti en Inde. À 27 ans, sa carte de séjour « Entrepreneur » en poche, il vient de réaliser son rêve : ouvrir un restaurant, à deux pas de la station Jean-Macé, pour faire découvrir aux Lyonnais la cuisine de son pays.

Fin décembre 2019, après un an de démarches réalisées avec le soutien de l’association Singa, qui organise depuis 2012 l’accueil de réfugiés chez des parrticuliers, Debdutta Gupta, Deb pour les intimes, réalise son rêve. Il ouvre au 26 rue Lortet, son bistro indien Le Deb’s dans un ancien restaurant de quartier.

Un lieu chaleureux de 36 couverts où le jeune homme s’est entouré des photos de ses proches, de Polaroid de son pays, de tissus aux couleurs chatoyantes et d’objets porte bonheur comme ces Ganesh, divinité à tête éléphant. Pour ses tables, il a chiné de vieilles assiettes aux Puces du canal. C’est la fin d’un voyage. Le début d’une nouvelle aventure.

 Deb a quitté l’Inde en 2016, alors qu’il est étudiant, dans le cadre d’un programme de type « Erasmus ». Il passe neuf mois à Lyon, trois mois en Norvège et trois autres mois à Helsinki, la capitale finlandaise. Un mois avant la fin de son échange, Deb décide de rester à Lyon et de croire à son rêve pour devenir chef. Lyon le ramène à sa passion pour la cuisine : à l’Institut Paul-Bocuse, il suit en effet un master en art culinaire, innovation et leadership.

Il rencontre avec sa promotion Paul Bocuse dans son auberge à Collonges-au-Mont-d’or. Impressionné par le parcours du chef, le jeune homme a un rêve : « Être le premier restaurant indien lyonnais à décrocher une étoile au Michelin. »

Son master en poche en 2017, il travaille ensuite dans plusieurs restaurants et trouve du soutien auprès de l’association lyonnaise de réfugiés « Singa » qui l’appuie dans ses démarches jusqu’à obtenir une carte de séjour « Entrepreneur ».

« À Lyon les gens aiment manger et découvrir de nouvelles saveurs », observe le jeune homme qui pioche dans son histoire et son héritage pour sa cuisine.

Option végétarienne et sans gluten   Photo Progrès /Marie-Christine PARRA
Option végétarienne et sans gluten   Photo Progrès /Marie-Christine PARRA

Il pioche dans les traditions culinaires de son pays au gré de ses envies et des voyages

Dans son restaurant indien, le chef change désormais sa carte chaque semaine piochant dans les traditions culinaires de son pays au gré de ses envies et des voyages et rencontres qu’il a déjà vécus. « Je vais en Inde chaque année. Je découvre une région différente. »

La carte de son pays sous la main il montre sa prochaine destination : « La côte de Mumbai à Goa ». De ses voyages, il ramène des recettes, des trucs et astuces et des moments partagés.

Dans ses menus, le jeune homme explique dans un court texte les raisons qui l’ont conduit à ces choix : « Ainsi le Pondichéry steak est un plat fusion. C’est un steak de filet de bœuf grillé avec une sauce de feuilles de curry et une réduction de vin blanc et de jus de bœuf servie avec une salade de pommes de terre et une salade betterave rouge yaourt. »

Formule midi entrée plat à 14,50 euros et entrée plat dessert à 17,50 euros. Ouvert du mardi au samedi le midi et du mercredi au samedi le soir de 19 heures à 22 heures. Samedi réservé au brunch sucré salé de midi à 15 heures et de 15 à 22 heures.

Marie-Christine PARRA

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