Lyon Mieux consommer : myLabel va plus loin que Yuka

Christophe Hurbin et Loïc Tanant, accompagnés de deux nouvelles membres de l’équipe, en charge de la communication et du développement de l’appli.  Photo Progrès /Ugo MAILLARD
Christophe Hurbin et Loïc Tanant, accompagnés de deux nouvelles membres de l’équipe, en charge de la communication et du développement de l’appli.  Photo Progrès /Ugo MAILLARD

Application d’aide à la consommation, myLabel s’est implanté à Lyon il y a quelques mois. En allant encore plus loin que Yuka, la start-up offre une nouvelle approche pour les traditionnelles courses.

Saine, éthique et responsable. Ces trois mots font de myLabel, application créée par Christophe Hurbin, Tarik Tiré, Franck Leprou et Loïc Tanant, une start-up innovante dans le monde de la consommation. Lancée en avril 2019, elle permet, grâce à des données livrées par des ONG et des associations, d’analyser un produit sous tous ses aspects.

L’objectif de ces fondateurs est de proposer aux utilisateurs de l’application un moyen efficace de faire ses courses avec des critères personnels. En scannant le code-barres, les consommateurs vérifient si le produit est en adéquation avec leurs exigences. Là où Yuka, la référence du secteur, se contente de voir l’impact d’un produit sur la santé, myLabel va plus loin et se penche aussi sur l’impact environnemental (préservation de la biodiversité, origine locale, déchets, déforestation, huile de palme…), l’impact social, le bien-être animal… Si les conditions ne sont pas remplies, l’application, disponible sur Android et iOS , propose alors de nombreuses alternatives.

« Passer de 25 000 à 100 000 utilisateurs d’ici la fin de l’année »

Christophe et Loïc ont souhaité s’installer à Lyon pour des raisons personnelles. Ces deux amis d’enfance, forts d’une levée de fonds de 130 000 euros via un crowdfunding, ont pour objectif d’atteindre les 100 000 utilisateurs, ce qui revient à multiplier par quatre le nombre actuel. Pour financer cette application gratuite et sans publicité, les données des utilisateurs sont revendues de manière anonyme à des marques ou à la grande distribution. « Ces critères choisis par nos utilisateurs permettent aux marques de s’adapter à la demande », disent-ils. Les bureaux de myLabel sont situés à la CPME, dans le 5e arrondissement, et accueilleront trois nouvelles personnes pour intégrer de nouveaux contenus et lancer les nouvelles versions de l’appli.

Selon les statistiques, 84 % des utilisateurs de l’application font attention à la santé, 65 % à la planète et 48 % à l’aspect social. « Nous sommes fiers de constater les consommateurs s’intéressent également à l’impact social et environnemental », concluent les fondateurs.

Ugo MAILLARD

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