Transports Des bus à hydrogène mis en service à Lyon d’ici milieu 2021

Deux bus à énergie hydrogène seront testés sur la ligne 64 qui relie l’arrêt Jean Macé à l’arrêt Saint-Fons Semard.  Photo Progrès illustration /Jean-Pierre Balfin
Deux bus à énergie hydrogène seront testés sur la ligne 64 qui relie l’arrêt Jean Macé à l’arrêt Saint-Fons Semard.  Photo Progrès illustration /Jean-Pierre Balfin

Dans le cadre d’une transformation globale des lignes de bus TCL, le Sytral va expérimenter deux bus à hydrogène au 2e  semestre 2 021. Objectif zéro émission pour la compagnie de transport lyonnaise.

La refonte totale du réseau de transports lyonnais est en marche.

Un projet lancé depuis plusieurs mois va être expérimenté d’ici la deuxième partie de l’année 2 021. Deux bus à énergie hydrogène seront testés sur la ligne 64 qui relie l’arrêt Jean Macé à l’arrêt Saint-Fons Semard. La loi sur la transition énergétique impose une transformation complète du parc de transports.

En 2025, le Syndicat Mixte des transports pour le Rhône et l’agglomération lyonnaise devront acquérir 100 % de véhicules à faibles émissions.

« Un projet récompensé »

Suite à l’appel à projets « Écosystèmes de mobilité hydrogène », le projet d’expérimentation de bus à hydrogène a été sélectionné par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME).

Pour le Sytral « cette sélection nous encourage à poursuivre nos efforts et va nous permettre de financer en partie le projet ». Pour estimation, un bus à hydrogène coûte entre 600 000 et 700 000 euros l’unité, hors frais de maintenance.

Mis en place notamment en île de France ou dans le Pas de Calais, ce projet n’en est qu’à ses prémices dans l’agglomération lyonnaise, « cette période d’expérimentation va permettre de fournir des données quant à son éventuelle intégration sur le réseau ».

Zéro émission avec l’hydrogène

Le prix unitaire est deux fois plus élevé que pour les bus classiques.

Ce montant impressionnant est dû à deux facteurs non négligeables. Le bus à hydrogène n’émet pas dioxyde de carbone, pas de particules polluantes, seulement de l’eau pure et de la chaleur. Par ailleurs, le temps de recharge de ces véhicules est estimé à 20 minutes pour 300 kilomètres d’autonomie. En comparaison, les bus électriques à batterie se rechargent en plusieurs heures, et ont des autonomies limitées.

 

Ugo MAILLARD

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