Lyon A Montchat, le projet de l’ex-clinique Trarieux au point mort?

Les affiches en rouge et blanc ont investi les portails du quartier de Montchat  Photo Progrès /Aline DURET
Les affiches en rouge et blanc ont investi les portails du quartier de Montchat Photo Progrès /Aline DURET
Le message est on ne peut plus clair « oui pour un urbanisme maîtrisé, non au bétonnage intensif ». Il est délivré par l’association « J’aime Montchat ». Photo Progrès /Aline DURET
Le message est on ne peut plus clair « oui pour un urbanisme maîtrisé, non au bétonnage intensif ». Il est délivré par l’association « J’aime Montchat ». Photo Progrès /Aline DURET
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Un permis de construire a été déposé en août dernier. Le promoteur Adim (groupe Vinci) propose d’y construire 156 logements, 125 aires de stationnement et de réhabiliter le bâtiment principal . Photo Progrès /Aline DURET
Un permis de construire a été déposé en août dernier. Le promoteur Adim (groupe Vinci) propose d’y construire 156 logements, 125 aires de stationnement et de réhabiliter le bâtiment principal . Photo Progrès /Aline DURET
Les affiches en rouge et blanc ont investi les portails du quartier de Montchat  Photo Progrès /Aline DURET Le message est on ne peut plus clair « oui pour un urbanisme maîtrisé, non au bétonnage intensif ». Il est délivré par l’association « J’aime Montchat ». Photo Progrès /Aline DURET Photo Progrès /Aline DURET Un permis de construire a été déposé en août dernier. Le promoteur Adim (groupe Vinci) propose d’y construire 156 logements, 125 aires de stationnement et de réhabiliter le bâtiment principal . Photo Progrès /Aline DURET

Le permis de construire déposé en août dernier qui évoque la construction de 156 logements sur le site de l’ex-clinique où la nature est encore debout, est sur le bureau du maire de Lyon. Il ne l’a pas signé. Une bonne chose pour les riverains de la rue Trarieux qui  restent mobilisés et affichent leurs inquiétudes.

Il suffit de lever le nez pour avoir une petite idée de la mobilisation en cours. Partout ou presque, des affiches en rouge et blanc ont investi les portails, les murets ou les clôtures des maisons du quartier.

Le message est on ne peut plus clair « oui pour un urbanisme maîtrisé, non au bétonnage intensif ». Il est délivré par l’association « J’aime Montchat ».

Apparues pour la première fois en mars 2019 dans un large secteur allant de l’avenue Lacassagne au parc Chambovet, ces affichettes se sont, depuis, multipliées. 25 pour un premier tirage, puis 50 exemplaires. Puis 125 aujourd’hui.

« Je ne l’ai pas signé »

« Nous avons de plus en plus de demandes », confirme Laurent Rochet, président de l’association qui annonce 500 adhérents. Aux propriétaires de maison sont venues se joindre certaines copropriétés. Car ce secteur du 3e arrondissement fait de tissu pavillonnaire et de petit collectif se sent en danger. Notamment avec un projet, voisin de leur habitation qui vise à reconvertir le site de l’ex-clinique Trarieux, où la nature est encore debout. Un site placé aux portes du parc Chambovet et qu’il faut protéger, disent-ils.

Un permis de construire a été déposé en août dernier. Le promoteur Adim (groupe Vinci) propose d’y construire 156 logements, 125 aires de stationnement et de réhabiliter le bâtiment principal (*). Il est actuellement sur le bureau de Gérard Collomb. Qui ménage le suspense. « Je ne l’ai pas signé, a-t-il précisé lors de la cérémonie des vœux aux habitants du 3e, réunion au cours de laquelle il a rappelé tout le bien qu’il pensait de Montchat. « Ce lieu mérite une attention particulière, on tient à protéger son identité ».

« Préserver chaque mètre carré d’espace vert dans les villes »

Une intervention qui redonnerait presque le sourire aux habitants. À ceux qui ne veulent pas du projet. Et qui persistent après l’intervention en novembre dernier, de Marie-Antoinette Melières, climatologue au conseil scientifique de la fondation Nicolas Hulot. Évoquant un « réchauffement climatique actuel hors norme », elle a clairement indiqué devant 70 personnes, qu’il reste indispensable de préserver chaque mètre carré d’espace vert dans les villes ».

De quoi marquer les esprits. À trois mois des élections municipales où tous les candidats se sont mis au vert et entendent protéger la biodiversité, le sujet devient délicat.

Du côté de l’association on espère « une prise de conscience ». Leur demande reste la même : lancer un projet vert, qui comporterait un espace vert allant en gros de la rue des Peupliers au parc Chambovet, puis réhabiliter l’ancien bâtiment principal de la clinique pour y abriter une centaine de logements.

(*) Interrogé, le promoteur n’a pas souhaité s’exprimer sur cette opération.

La Ligue de Protection des Oiseaux consultée

Le promoteur a fait appel à la LPO (Ligue de protection des oiseaux) dans le cadre de ce projet. La demande ? « Comment faire les choses de manière à prendre en compte le vivant dans le projet de construction ». Un inventaire spécifique a été fait et ce que l’on soupçonnait au sein de l’association de protection de la nature s’est, disent-ils, révélé exact, il s’agit « d’un milieu très artificialisé ».

Des préconisations ont été faites, elles ont été évoquées avec les responsables du projet, à ce jour, il n'y a pas de certitudes. Une réunion est à venir. Mais l’idée, explique-t-on du côté de la LPO Rhône, serait de prendre en compte le vivant dans le projet d’aujourd’hui, d’amener de la nature derrière de futurs bâtiments avec des connexions écologiques entre le site et le parc Chambovet.

Installer des haies, des murets en pierre sèche, favoriserait les micro-habitats. Planter des espèces locales, construire des gîtes et des nichoirs seraient autant de pistes à privilégier. Tout comme des opérations de communication à l’intention des habitants. Ce travail est réalisé dans le cadre d’une réflexion plus large, menée sur tout le quartier de Montchat.

Aline DURET

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