Politique L’appartement de 280 m² de la Métropole à Paris, c’est fini

Au 1er étage du 2, rue de Villersexel à Paris (7e), se trouvaient les locaux de la collectivité, loués depuis 1989.  Photo Sophie MAJOU
Au 1er étage du 2, rue de Villersexel à Paris (7e), se trouvaient les locaux de la collectivité, loués depuis 1989. Photo Sophie MAJOU

« Trop grand, trop cher. » Dans l’entourage de David Kimelfeld, on n’a pas de mots assez durs pour qualifier l’antenne parisienne de la Métropole à Paris. Il y a trois mois, la collectivité a donc résilié le bail conclu en… 1989 par Michel Noir, puis conservé par Raymond Barre et Gérard Collomb.

Le vaste appartement haussmanien de 280 m² était situé dans un bel immeuble de la rue de Villersexel, dans le très sélect 7e arrondissement de la capitale. 

Sept millions d’euros

À l’intérieur : des immenses salles de réunion, des bureaux, une cuisine, mais aussi… une chambre et une salle de bains. Montant annuel de la location et des charges : 232 909 €, soit 19 409 € mensuels. C’est donc la bagatelle de 7 millions d’euros qu’aura coûté aux contribuables de la communauté urbaine cette antenne

Gérard Collomb avait sous-loué, il y a quelques années, 88 m² à l’Agence pour le développement économique de la région lyonnaise (Aderly) sur les 370 m² du bail initial, mais comme la collectivité versait parallèlement des subventions à l’Aderly, on ne peut pas dire que les économies étaient au rendez-vous.

David Kimelfeld aura profité du départ à la retraite de Joël Madile, recruté du temps de Raymond Barre, pour se séparer des lieux. «L’idée, c’est de trouver des locaux plus petits, peut-être du côté de la gare de Lyon», explique-t-on du côté dans l’entourage du président de la Métropole. À son arrivée à la tête de la collectivité, David Kimelfeld avait pourtant souhaité conserver l’antenne parisienne, lançant même le recrutement d’une chargée de mission en raison du départ de la précédente.

L’appartement avait eu droit à une mention spéciale de Virginie Calmels, ex-numéro 2 des Républicains. Elle avait indiqué, dans un livre, que les locaux avaient abrité une rencontre secrète entre Alain Juppé et Emmanuel Macron entre les deux tours de la Présidentielle.

Dans le cadre de l’enquête ouverte sur l’éventuelle utilisation des moyens de la Métropole pour la campagne du président de la République, l’appartement parisien avait d’ailleurs été perquisitionné.

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