Technologies 4G dans le métro à Lyon: plus puissant dedans que dehors!

Les Lyonnais s’approprient petit à petit la technologie 4G dans le métro.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE
Les Lyonnais s’approprient petit à petit la technologie 4G dans le métro.  Photo Progrès /Blaise FAYOLLE

Depuis la fin du mois de décembre, les Lyonnais peuvent se connecter au réseau 4G dans les tunnels et les stations de métro. Le réseau mobile, testé pendant plusieurs mois affiche une belle efficacité. Sa puissance est pour l’instant deux fois supérieure au réseau de surface.

Orange n’a pas hésité mercredi à organiser un concert dans une rame, retransmis en direct sur les réseaux sociaux, pour montrer la performance du réseau 4G dans le métro lyonnais. À l’image de cette animation, l’opérateur dresse un bilan très positif des premières semaines du déploiement.

«Aujourd’hui, Orange constate un débit moyen de 50 mégabits par seconde dans le métro, explique Nicolas Phily, directeur de projet 4G métro Lyon chez l’opérateur. Cela représente deux fois le débit moyen de l’extérieur. » Il devrait néanmoins baisser quelque peu. « De plus en plus de voyageurs vont l’utiliser », prévoit Nicolas Phily.

Un réseau relié par la fibre

Il a fallu deux ans à Orange, qui a remporté l’appel d’offres pour l’installation, pour déployer la 4G dans le métro. Le début de l’équipement des 48 tunnels date de juin 2019. À partir de septembre dernier, les usagers pouvaient déjà capter dans les 44 stations. Les quatre opérateurs français ont financé à parts égales la mise en place de la 4G dans le métro. Tous l’exploitent aujourd’hui.

La Fête des lumières, du 5 au 8 décembre, a servi de test pour pousser le réseau dans ses retranchements. « La technologie a répondu face à une demande très dense », raconte Nicolas Phily. Aujourd’hui, pour le seul opérateur Orange, un Térabit de données est échangé en une journée sur l’ensemble du réseau. « À titre de comparaison, c’est quatre fois plus que le trafic relevé sur la place Bellecour en une journée », décrypte le directeur de projet.

En matière de technologie, l’ensemble du dispositif est relié par la fibre. Des amplis installés dans les tunnels et les stations transmettent ensuite le réseau en ondes, diffusées par les antennes relais. « Une des difficultés a consisté à intervenir dans les tunnels en dehors des périodes de marche du métro, précise Nicolas Phily. Le plus souvent les travaux s’effectuaient entre 1 heure et 4 heures du matin. »

Autre contrainte pour l’opérateur : rendre le moins visible possible les équipements, notamment dans les stations à l’architecture particulière.

Blaise Fayolle

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