Culture Caroline Gaujour, sa première BD ouvre la page d'une nouvelle vie

« Ce livre, c’est l’histoire d’une maman imparfaite, d’une voyageuse, d’une année de vie à Istanbul, d’un certain décalage horaire… »  Photo Progrès/Laury CAPLAT
« Ce livre, c’est l’histoire d’une maman imparfaite, d’une voyageuse, d’une année de vie à Istanbul, d’un certain décalage horaire… » Photo Progrès/Laury CAPLAT

Caroline Gaujour, illustratrice et auteure installée à Lyon, vient de sortir son premier livre illustré « Ma vie de Licorne », un autoportrait humoristique dans lequel plus d’un pourra se reconnaître…

Après 14 années d’expatriation à travers le monde, la naissance de ses deux filles et une reconversion professionnelle, Caroline Gaujour, auteure et illustratrice de 37 ans, est revenue s’installer à Lyon pour vivre maintenant de sa passion : le dessin. Son premier livre « Ma vie de Licorne », un autoportrait comique et illustré, vient tout juste de paraître aux éditions Marabout. Une belle réponse à ses propres doutes professionnels.

« Quand j’ai fini mes études d’ingénieur agronome, je voyais déjà ma vie toute tracée »

Dessiner. Écrire. Pour Caroline Gaujour, c’était le moyen de raconter des histoires, de s’évader dans ses carnets, de se sentir moins seule quand elle a, pour la première fois, déposé ses cartons à l’étranger. Elle a 23 ans et vient de terminer ses études d’ingénieur agronome, le métier auquel elle est destinée et qu’elle pratiquera pendant plusieurs années.

C’est alors au Mexique que, sans encore le savoir, l’un des personnages de son futur livre va naître, sa fille aînée. Quelques années plus tard, sa deuxième fille animera le récit de sa vie californienne, où Caroline travaille dans la même entreprise que son mari. « On a travaillé dans la même boîte pendant 6 ans mais quand je suis revenue de congé maternité, je me suis fait virer parce qu’il n’y a pas autant de protection sociale qu’ici, on va dire » ironise-t-elle. L’ivresse artistique la rattrape. Les contours de sa nouvelle vie se dessinent vers la Turquie où son mari vient d’être muté : « C’est le début d’une reconversion à coups de crayons ».

« Pour moi, être dessinatrice ou illustratrice c’était un rêve impossible»

C’est finalement une opportunité. Alors qu’elle peine à retrouver du travail à cause des problèmes de procédures et de visa, Caroline Gaujour crayonne son quotidien sous forme de vignettes qui illustrent son blog : La Vie d’Expat en Dessins. Son rêve d’enfant se peaufine à travers les tracés de ses carnets. « J’ai montré à mes voisines ce que je commençais à faire et elles ont trouvé ça sympa… Elles m’ont alors parlé des dessins de Pénélope Bagieu. Ça a commencé comme ça. ». Après quelques cours d’art et des remises en questions incessantes, Caroline entame sa reconversion entre doutes et projets.

« Est-ce que tu comptes vraiment faire ça toute ta vie ? » « Si tu n’as pas de réseau de toute façon tu n’y arriveras pas ». Ces phrases, elle les connaît bien. «  Je pense que les gens vous bousculent quand vous leur permettez de vous bousculer » assure-t-elle.  Aujourd’hui, avec la sortie du livre, ils se posent moins de questions .»

Après deux années de réalisation, elle feuillette les 192 pages de son nouvel ouvrage tout en souriant encore à quelques-uns de ses textes. « Ce livre, c’est l’histoire d’une maman imparfaite, d’une amie, d’une voyageuse, d’une année de vie à Istanbul, d’un certain décalage horaire… »

Laury CAPLAT

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