Environnement Partout à Lyon, des pneus habillent les bornes de stationnement

Sept pneus au carrefour du cours Bayard et de la rue Smith, près de l’école Alix, de chaque côté du carrefour, pour protéger les pare-chocs des voitures. Photo Progrès /Jean GARAVEL
Sept pneus au carrefour du cours Bayard et de la rue Smith, près de l’école Alix, de chaque côté du carrefour, pour protéger les pare-chocs des voitures. Photo Progrès /Jean GARAVEL

Depuis quelques années, des pneus usagés sont installés autour des bornes de protection des entrées et sorties de garages. Les automobilistes cautionnent cette pratique sans penser à ses conséquences.

« Les pneus entourant les bornes de protection existent dans tous les arrondissements. Ils rendent ces bornes plus visibles car il est anormal que nous ne puissions les voir depuis l’habitacle de la voiture. Elles abîment les carrosseries et font dépenser énormément d’argent », assure un chauffeur des taxis lyonnais.

Cet avis est très souvent partagé par des automobilistes, copropriétaires dans des immeubles qui en ont fait installer à leur entrée et sortie de garage. Quelques riverains jugent ces pneus inesthétiques et dénoncent l’incivisme des automobilistes.

Devant la tolérance des pouvoirs publics, les automobilistes rivalisent d’imagination. Dans le 6e , rue Massena, deux bornes sont chacune préservées par trois pneus soigneusement enveloppés dans un film plastique.

Rue Turbil, dans le 3e, chaque entrée de garage est ainsi marquée par la présence de pneumatiques. A Perrache, au carrefour du cours Bayard et de la rue Quivogne, la vision est moins agréable avec une borne coiffée d’un demi-pneu rempli d’eau et de divers détritus.

Eau stagnante et moustiques

De l’eau qui favorise, dès les premières chaleurs, la prolifération des moustiques dont le redoutable moustique tigre. Une situation en totale contradiction avec les conseils des spécialistes qui recommandent de faire la chasse aux eaux stagnantes en remplissant les soucoupes des pots de fleurs avec du gravier.

Ces bornes décriées par des automobilistes qui préconisent « de les prolonger par un mât » ou « un système lumineux », peuvent donc poser un problème de santé publique.

Un vrai dilemme pour les aménageurs de la ville. La suppression de ces pneus, si suppression il y avait, coûterait à la Métropole 1,18 euro par pneu, d’après les chiffres donnés par une entreprise spécialisée dans le retraitement des pneumatiques usagés.

Jean GARAVEL

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