Innovation WeWard, l’appli qui veut nous faire marcher

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WeWard revendique plus de 500 000 utilisateurs en France et 75 000 à Lyon. Photo Progrès /Frédéric CHAMBERT
WeWard revendique plus de 500 000 utilisateurs en France et 75 000 à Lyon. Photo Progrès /Frédéric CHAMBERT
Photo Progrès WeWard revendique plus de 500 000 utilisateurs en France et 75 000 à Lyon. Photo Progrès /Frédéric CHAMBERT

Sortie il y a quelques mois, l’application qui permet de gagner de l’argent en marchant compte plus de 75 000 utilisateurs dans la région lyonnaise. Mais au fait, comment ça marche ?

« L’appli qui convertit vos pas en euros ». Voici la promesse alléchante de WeWard. Forte de ce postulat inédit, l’application pour smartphone avait eu un fort écho médiatique dès son lancement à Paris (avril) et Lyon (août). Depuis, le soufflé est retombé mais WeWard garde de nombreux aficionados, plus de 500 000 en France et 75 000 à Lyon, son deuxième marché hexagonal.

Récompenser l’activité physique

Cette petite success-story - WeWard vient de rejoindre l’accélérateur de start-up Havas à Station F (Paris) - est née dans l’esprit de quatre ingénieurs parisiens de 27 à 30 ans. « On passait notre journée derrière un écran, on se faisait livrer nos repas, explique Yves Benchimol. Bref, on ne bougeait pas beaucoup, un vrai problème de sédentarité. Alors, on s’est demandé quel modèle vertueux mettre en place ». Le quatuor souhaite récompenser l’activité physique tout en mettant en lumière des commerces. « On travaillait auparavant dans le monde de la distribution et le sujet numéro un pour nous, c’était le trafic, reprend le cofondateur. Comment acquérir de nouveaux clients, comment les faire venir dans les commerces. » En avril 2019, WeWard était né.

Deux centimes les 2 500 pas

Avec un principe simple : si vous marchez 2 500 pas, vous gagnez 1 « ward » (2 centimes d’euros), 5 000 pas 3 « wards » et ainsi de suite, le maximum étant 20 000 pas en une journée (12 « wards »). « À partir de 5 000 pas, on peut estimer qu’on sort de la sédentarité », garantit Yves Benchimol, qui souhaite encore personnaliser son application, « que la récompense soit à la hauteur de l’effort de la personne. » Et il est possible de gagner (un peu) plus. L’utilisateur peut borner dans certains lieux : des parcs, des monuments, des places (5 « wards » pour la place Bellecour) ou des commerces.

WeWard vend de l’influence

WeWard paie, mais comment gagne-t-il de l’argent ? Il vend de l’influence. Selon la célèbre maxime, si c’est gratuit (et encore plus si c’est rémunérateur), c’est vous le produit. « Notre métier, c’est de générer du trafic, dit le cofondateur. Nous sommes comme un média local qui fait de la communication locale. Mettre un lieu sur la carte, 75 000 personnes sauront qu’il existe. On fait découvrir des points de vente, des magasins qui ouvrent, et si en plus, on peut avoir des deals ». C’est le pari fait en ce moment avec une boutique de chaussures. WeWard propose un code de réduction (10 %) et en cas d’achat, l’utilisateur gagne en plus 100 wards (2).

Une centaine d’euros par an

"Le Progrès" a testé l’application pendant un mois. Si au début, on s’amuse, on oublie parfois de la déclencher chaque jour et les pas ne s’accumulent pas, malgré des journées à 8 000 unités en moyenne.

En un mois, nous avons ainsi accumulé 61 « wards » soit la somme colossale de... 1,22 euro. Selon le fondateur, avec 10 000 pas par jour, on peut gagner une centaine d’euros par an, un peu plus si l’on « borne » souvent dans certains lieux.

Comment les récupérer ? On peut les virer sur son compte bancaire (à partir de 20 euros), bénéficier de réductions, de cadeaux (places de cinéma, de concert) ou faire un don à une association. Sans aucun doute la meilleure manière d’utiliser WeWard.

Jean-Philippe CAVAILLEZ

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