Urbanisme A Villeurbanne, le réaménagement du cours Emile-Zola a eu un impact sur le trafic

Les festivités se sont tenues esplanade Sakharov, le long de la portion du cours Émile-Zola réaménagée au cours des derniers mois.  Photo Progrès /Jérôme MORIN
Les festivités se sont tenues esplanade Sakharov, le long de la portion du cours Émile-Zola réaménagée au cours des derniers mois. Photo Progrès /Jérôme MORIN

La deuxième tranche des travaux a été inaugurée la semaine dernière. Depuis 2014, 2 400 mètres du cours Émile-Zola ont été transformés, avec un passage de quatre à deux voies de circulation pour les véhicules.

Le trafic automobile a diminué de 30 à 35 % ces dernières années, avance la Métropole de Lyon. Le cours Émile-Zola, qui comptabilisait entre 20 000 et 24 000 véhicules par jour avant le début de son réaménagement en 2014, a ainsi été déserté par quelque 7 000 automobilistes, davantage présents dans les rues environnantes.

La deuxième tranche du chantier, conclue avant les vacances de Noël après un an et demi de travaux, a été inaugurée la semaine dernière par le président du Grand Lyon, David Kimelfeld et le maire de Villeurbanne, Jean-Paul Bret.

Mené sur 1 070 mètres entre l’avenue Thiers et la rue Hippolyte-Kahn, le réaménagement se solde entre autres par le passage de quatre à deux voies de circulation automobile, à l’exception du secteur de Charpennes qui reste à trois voies. La première tranche de travaux s’était déroulée sur 1 330 mètres de 2014 à 2016, entre les rues du Commandant-L’Herminier et Pierre-Baratin, avec là aussi une réduction à 2x1 voies.

« Durant les travaux, il y a eu un report de circulation », avance Luc Duprez, le chef de projet à la Métropole. Mais la baisse du trafic vient surtout de la « suppression d’une voie de sortie du périphérique pour créer une voie de bus, lors de la première tranche ».

« Un meilleur partage de la voirie »

Deux autres tranches devraient suivre dans les prochaines années, à condition d’être validées par les futures majorités locales. Un chantier est prévu entre Cusset et le périphérique, sur un linéaire de 420 mètres. L’autre, sur 720 mètres, à hauteur de la future zone d’aménagement concerté des Gratte-Ciel, entre les rues Hippolyte-Kahn et du Commandant-L’Herminier, qui ne verra le jour qu’une fois que la Zac aura pris forme.

À la clé, « un meilleur partage de la voirie entre les voitures, les piétons et les cyclistes. C’est désormais un acquis qui rencontre peu de résistance », savoure Jean-Paul Bret. Avec la deuxième tranche, les trottoirs ont été repris et élargis. C’est palpable sur le parvis du groupe scolaire Zola et devant le cinéma du même nom, pointe le maire dans son discours.

125 arbres plantés

La végétalisation a été nettement renforcée, avec 125 arbres plantés, 103 conservés et environ 3 800 m² de bandes végétalisées qui ont fait leur apparition - l’équivalent d’un terrain de foot. Près de 40 % des places de stationnement ont été supprimés.

« Le cours Émile-Zola réunit tous les ingrédients d’une ville durable. Le passage de 2x2 à 2x1 voies de circulation est un pari gagné », se félicite David Kimelfeld, qui évoque « un investissement relativement lourd d’environ 28 millions d’euros pour les deux premières phases ». La plus récente a coûté 10,5 millions d’euros. Neuf millions ont été apportés par la Métropole et 1,5 million par la Ville.

À noter qu’afin « de sécuriser les traversées piétonnes entre les trois places » que sont le square Pellet, l’esplanade Sakharov et le parvis du Quartz, « toute une portion de chaussée a été surélevée en un plateau circulable à 30 km/h », indiquent la Ville et la Métropole, par voie de communiqué.

Jérôme MORIN

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