Recensement Boosté par la métropole de Lyon, le Rhône toujours plus attractif

Le Rhône compte plus de 80 000 nouveaux habitants entre 2012 et 2017.  Photo Progrès /Maxime JEGAT
Le Rhône compte plus de 80 000 nouveaux habitants entre 2012 et 2017. Photo Progrès /Maxime JEGAT

La population du Rhône poursuit son augmentation entre 2012 et 2017 selon l’Insee. La métropole de Lyon et Villefranche-sur-Saône stimulent cette croissance. Les communes plus éloignées des grands bassins de population et d’emplois ont plus de mal.

Parmi les dix départements français les plus dynamiques, le Rhône connaît une croissance de population de plus de 80 000 habitants entre 2012 et 2017 selon L’INSEE.

1 843 319 personnes ont été recensées en 2017, soit une hausse de plus de 4 % en 5 ans, environ 0,9 % par an sur la période.

Sans surprise, le Rhône figure parmi les trois départements qui stimulent la moyenne d’Auvergne-Rhône-Alpes, qui gagne en moyenne 0,6 % de population par an, entre 2012 et 2017.

Lyon et Villefranche-sur-Saône en locomotive

À l’intérieur du territoire, des disparités importantes apparaissent. « Le département est clairement tiré par la métropole de Lyon », indique Jean-Philippe Grouthier, directeur régional Auvergne Rhône-Alpes de l’Insee. En effet, le Grand Lyon représente entre trois quarts et quatre cinquièmes du nombre d’habitants. Et chaque année, sa population augmente de 0,9 % sur la période (voir détail par ailleurs).

Mais des communes limitrophes ou proches de l’agglomération lyonnaise profitent aussi de son dynamisme.

Pollionnay (+4,2 %), Soucieu-en-Jarrest (+2,2 %), Chaussan (+2,8 %), Taluyers (+2,1 %), Montagny (+2,6 %), Millery (+3,3 %) à l’Ouest, Échalas (+2,4 %) et Saint-Romain-en-Gier (+2,2 %) au sud, Toussieu (+4,6 %) et Pusignan (+2 %) à l’Est en sont des exemples.

La région de Villefranche-sur-Saône bénéficie aussi d’une bonne attractivité. Arnas (+2,1 %), Denicé (+2,4 %), Anse (+2,2 %), Pommiers (+2,7 %), Blacé (+2,7 %), affichent des dynamiques positives. « La partie qui longe la Saône, vers Villefranche et le Beaujolais, a une croissance assez soutenue, décrypte Philippe Grouthier. Cela peut s’expliquer par une proximité avec la région lyonnaise tout en profitant d’un cadre de campagne. »

À l’inverse, les communes situées plus à distance de la métropole de Lyon ou de Villefranche-sur-Saône connaissent une évolution inverse. Le Beaujolais vert et l’extrême nord du département présentent une plus forte proportion villes et villages déficitaires.

Le phénomène concerne des communes très peu peuplées comme Azolette (-1 %), Saint-Bonnet-des-Bruyères (-1,3 %), Saint-Vincent-de-Reins (-1,3 %) ou Dième (-1,6 %) ou plus importantes comme Thizy les Bourgs (-1,1 %), Cours (-0,8 %) ou Amplepuis (-0,5 %).

B. F.

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