Transports 65 % des Lyonnais pensent que l’autopartage est une solution d’avenir

En février 2017, la ville d’Oullins accueillait sa première station Citiz, à côté de la médiathèque. Photo Progrès /Damien LEPETITGALAND
En février 2017, la ville d’Oullins accueillait sa première station Citiz, à côté de la médiathèque. Photo Progrès /Damien LEPETITGALAND

Du 6 au 9 novembre dernier, une enquête sur l’autopartage a été menée par le cabinet Aviso à la demande de Lyon Parc Auto (LPA), auprès de 1 000 habitants de la métropole lyonnaise. Elle montre que l’autopartage est une solution d’avenir moderne, économique et écolo.

Pour 65,5 % des personnes interrogées, l’autopartage est une solution d’avenir et les leviers pour les inciter à franchir le pas sont de plusieurs natures.

L’incitation doit permettre de faire bouger les lignes (aides financières, voies adaptées, péages urbains gratuits) mais les contraintes qui pourraient être imposées dans les années à venir (restriction de circulation, contraintes budgétaires) sont d’ores et déjà intégrées par la population.

Rappelons qu’en 2019, les 255 voitures (Yea ! et Citiz) en libre-service de LPA ont parcouru plus de 2,9 millions de kilomètres (contre près de 2,4 millions en 2018), soit une hausse de 18 %.

Ils sont désormais 4 500 conducteurs, en hausse de 28 %, ayant effectué plus de 73 700 réservations (+32 %) en 2019.

Autopartage et covoiturage : la confusion

Si 76 % des personnes interrogées disent savoir ce qu’est l’autopartage, la réalité montre qu’une confusion existe entre autopartage et covoiturage.

En effet, 39 % d’entre elles associent l’autopartage avec le fait de partager à plusieurs son ou un véhicule, ou au covoiturage, contre seulement 17,7 % qui l’associent aux voitures en libre-service, 8,1 % au covoiturage et 31 % au total qui en donnent une définition approchante.

63 % ont l’intention d’utiliser l’autopartage pour se déplacer dans la Métropole

Avec 24,1 % des personnes interrogées qui disent être certains d’utiliser un service d’autopartage (si celui-ci leur convient), et 38,9 % qui seraient prêtes probablement à franchir le pas, ce sont plus de 60 % des personnes interrogées qui affirment avoir l’intention de tester l’autopartage.

Cette intention est plus forte chez les 18-24 ans (78,1 %), les habitants des zones périurbaines (81,1 %) et ceux qui n’ont pas de voiture (72,4 %).

Ces résultats montrent qu’il existe un noyau dur de population motivée et que près de 90 % de ceux qui ont déjà utilisé l’autopartage sont prêts à recommencer.

Quatre facteurs de motivation

Quatre facteurs de motivation émergent aussi dans cette enquête pour les personnes ayant l’intention d’utiliser l’autopartage.

Tout d’abord, l’économie apportée par rapport au coût de possession d’une voiture (16,7 %), la nécessité de se déplacer alors que l’on n’a pas de véhicule à disposition (12,4 %), la facilité de stationnement procurée par ces services d’autopartage (11,2 %) et le côté pratique du service (11,8 %).

L’écologie et le respect de l’environnement arrivent plus loin, avec seulement 5,2 %.

La facilité et la rapidité d’accès au véhicule sont essentielles

L’expérience montre que la facilité et la rapidité d’accès au véhicule en libre-service sont essentielles pour les utilisateurs. L’enquête précise que la barrière des 10 minutes est une limite pour que le service reste attractif.

Seules 20 % des personnes interrogées accepteraient de prendre plus de temps encore pour disposer d’une voiture.

Les citadines plébiscitées

Parmi les gammes de véhicules proposées, c’est la citadine qui est de loin la plus plébiscitée, avec 80 % de réponses.

Les breaks familiaux et les utilitaires arrivent loin derrière dans les attentes des personnes interrogées. Côté freins, alors que le coût est le premier obstacle exprimé par 40,2 % des utilisateurs, c’est la méconnaissance des services qui est mise en avant par 48,6 % des non-utilisateurs.

Le manque de stations à proximité est un frein commun, aux alentours de 30 %, et ce quel que soit le public.

Moderne, économique, écolo : trois valeurs associées à l’autopartage

Même si les scores sont globalement élevés, on peut noter que la modernité et le coût sont des images associées prioritairement à l’autopartage, les dimensions écologiques, responsables et citoyennes étant citées ensuite.

La motivation individuelle semble encore prédominer par rapport à la motivation collective.

Plus de stations et de voitures citadines en 2020

La flotte Yea ! propose 150 véhicules Smart 4 portes en libre-service. Photo DR
La flotte Yea ! propose 150 véhicules Smart 4 portes en libre-service. Photo DR

Au regard de cette enquête et de l’analyse régulière des attentes des abonnés de ces services de voitures en libre-service (Yea ! et Citiz), LPA va poursuivre en 2020 sa stratégie de développement en adaptant son offre.

LPA va créer de nouvelles stations pour passer de 42 aujourd’hui à plus de 50 fin 2020. Elles seront concentrées dans des quartiers à forte densité conjuguant entreprises, services et logements comme Confluence, Gerland, Vaise ou La Soie.

Le développement des stations répond à la demande exprimée dans l’enquête où 28,7 % des utilisateurs estiment que le manque de stations à proximité est un frein à l’autopartage. Ce chiffre s’élève à 32 % pour les non-utilisateurs.

En 2020, la totalité de la flotte Citiz sera renouvelée, essentiellement sur les catégories M et L, répondant aux attentes des usagers et des entreprises.

Un renouvellement en deux temps

Ce renouvellement de la flotte se déroulera en deux temps (50 % dès le début 2020 et 50 % d’ici à fin 2020) avec l’augmentation de près de 20 % de la flotte en stations, qui passera alors de 105 à 125 véhicules.

La gamme de voitures évoluera avec une augmentation de 40 % du nombre de citadines (70 en fin d’année contre 40 aujourd’hui).

La flotte Yea ! propose toujours 150 véhicules Smart ForFour (quatre portes) en libre-service.

DLPG

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