ECONOMIE Ces femmes d’entreprises qui font bouger les lignes à Lyon

Maryse Nappi (Questionsde com, Lyon 9e) et Sabine D’Isanto (SDI Finances, Lyon 3e) adhérentes à Bouge ta boite, réseau business féminin des entrepreneures, pour développer son chiffre d’affaires et propulser son activité. Photo Progrès /Richard MOUILLAUD
Maryse Nappi (Questionsde com, Lyon 9e) et Sabine D’Isanto (SDI Finances, Lyon 3e) adhérentes à Bouge ta boite, réseau business féminin des entrepreneures, pour développer son chiffre d’affaires et propulser son activité. Photo Progrès /Richard MOUILLAUD

Depuis l’arrivée de Bouge ta boîte à Lyon en janvier 2018, le réseau de femmes chefs d’entreprise s’amplifie avec une création à Villefranche et trois futurs cercles à Lyon, Tassin et Vienne début 2020.

Qui sont ces Bougeuses qui s’activent dans toute la France depuis 2018 et boostent leurs énergies?

«Pour recommander, il faut un pouvoir décisionnaire. L’idée c’est de faire du business bienveillant, récurrent et enthousiasmant. On grandit les unes avec les autres» souligne Sabine D’Isanto (SDI Finances, Lyon 3e) qui vient d’ouvrir un cercle à Villefranche et l’anime en tant que Boosteuse durant six mois.

À Lyon, deux cercles prospèrent depuis un an. L’un siège à la Part-Dieu (Lyon 3e) avec 20 Bougeuses chez un partenaire (BNP Paribas), l’autre avenue de Saxe (Lyon 6e) chez une adhérente autour de 15 Bougeuses. Leur but ? accroître les compétences des autres adhérentes, mettre en exergue leur expertise, optimiser leur potentiel de recommandation.

Une réunion « booge up » tous les quinze jours

Le concept de Bouge Ta boîte au service de l’intelligence collective a été finement ciselé. Dans chaque ville naît des cercles incluant 10 à 25 Bougeuses. Chacune d’elles ne doit représenter qu’une seule activité professionnelle. Ces cercles sont animés par une Boosteuse de six mois à un an maximum.

«Le secret pour réussir en recommandation d’affaires, c’est de ne pas se faire de la concurrence entre nous. Tous les quinze jours durant 1h30 de 12 h 45 à 14 h 15, toutes les villes de France bougent à la même heure», poursuit Sabine D’Isanto qui évoque «une très belle aventure humaine».

Pour créer l’émulation du cercle (moyenne d’âge 38-45 ans), les règles de cette réunion de travail appelée « Booge Up » sont strictes. « En 1 h 30, le temps passe vite. Alors nous adoptons toujours le même fil conducteur : le pitch, en une minute chacune dit comment elle se sent, en dix minutes, une adhérente présente son métier. S’en suit dix minutes d’échanges puis un « brainstorming » où l’une de nous raconte une difficulté en cours. Nous avons eu récemment le cas d’une Bougeuse qui n’arrivait pas à se rendre visible dans son activité (vente de pantalon de luxe sur mesure). Une autre avait du mal à mettre les bons mots pour présenter son activité », poursuit Sabine D’Isanto.

Fraternité et bienveillance

De plus, Bouge ta boîte propose tous les deux mois des ateliers éclairants de 2 h réservés aux Bougeuses sur des thèmes variés. Comment bien fixer son prix de vente ? Comment diminuer l’empreinte carbone de son entreprise ? Comment communiquer sur les réseaux sociaux ? Comment recruter ?

Outre le collectif, les duos une fois par mois renforcent les liens individuels et permettent de mieux se recommander.

« Le fil conducteur c’est de faire bouger les lignes de l’entrepreneuriat féminin » argumente Maryse Nappi (Questionsde com, Lyon 9e) « Ce n’est pas une secte mais un vrai réseau de fraternité et de bienveillance. Le couteau suisse de l’entrepreneur a ses limites. Nous avons une adhérente qui a failli mettre la clé sous la porte. Grâce à notre cercle, son activité monte en flèche. »

Après la création d’un cercle à Villefranche en octobre , trois autres cercles s’apprêtent à naître au premier trimestre 2020, à Lyon, Tassin-la-Demi-Lune et Vienne (Isère). Celui de Lyon enrôlera en priorité les femmes en liste d’attente qui n’ont pu intégrer les deux premiers cercles lyonnais.

Nadine MICHOLIN

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