AMENAGEMENT URBAIN Lyon 2e: 60 arbres de quatre mètres de haut plantés rue Edouard-Herriot

Des chênes, mais aussi des arbousiers, néfliers et lauriers garnissent depuis peu les bacs en bois qui jalonnent la rue Edouard-Herriot  Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
Des chênes, mais aussi des arbousiers, néfliers et lauriers garnissent depuis peu les bacs en bois qui jalonnent la rue Edouard-Herriot Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
120 arbustes (arbousiers, néfliers et lauriers) ont complété le dispositif expérimental sur dix-huit mois rue Edouard-Herriot en centre-ville. Photo Progrès/Nadine MICHOLIN
120 arbustes (arbousiers, néfliers et lauriers) ont complété le dispositif expérimental sur dix-huit mois rue Edouard-Herriot en centre-ville. Photo Progrès/Nadine MICHOLIN
Des chênes, mais aussi des arbousiers, néfliers et lauriers garnissent depuis peu les bacs en bois qui jalonnent la rue Edouard-Herriot  Photo Progrès /Nadine MICHOLIN 120 arbustes (arbousiers, néfliers et lauriers) ont complété le dispositif expérimental sur dix-huit mois rue Edouard-Herriot en centre-ville. Photo Progrès/Nadine MICHOLIN

La Ville de Lyon vient de planter 60 chênes persistants et 120 arbustes au sein des bacs en bois verts en Presqu’île. Alain Giordano, adjoint aux espaces verts revient sur la fonction de ce linéaire vert qui a fait polémique.

« On a mal communiqué sur le sujet. Ces bacs verts en bois de chêne sont des modules évolutifs en fonction de la saisonnalité ! » concède Alain Giordano, délégué aux espaces Verts à la Ville de Lyon au sujet du changement de végétation au sein du linéaire vert de 1km5 installé rue Edouard-Herriot le 9 septembre.

C’est pour cela que dans la nuit de mercredi 18 à jeudi 19 décembre, les services des espaces verts de la Ville (400 jardiniers en tout) ont planté soixante arbres de quatre mètres de haut.

Des chênes persistants dont les racines prennent bien l’hiver. Puis, dans la nuit de jeudi 19 à vendredi 20 décembre, 120 arbustes (arbousiers, néfliers et lauriers) ont complété ce dispositif expérimental sur dix-huit mois.

« Quant aux strates basses (fleurs, rosiers), on attendra février et mars pour y songer. Pour les arbres, c’est une commande particulière effectuée auprès d’un pépiniériste lyonnais du circuit court » mentionne Alain Giordano.

« On est dans une rue commerçante où il faut protéger les plants. Cela apporte de la couleur et des arbres au sein d’un milieu à forte minéralité où il y a des réseaux sous la chaussée. »

Peu d’arrosage, de la fraîcheur et des polluants filtrés

L’élu assure que les plantations enlevées ne sont pas jetées mais intègrent les parcs lyonnais au Clos Layat (8e), Blandan, Gerland (7e) ou Vallon (9e). Il affirme aussi que l’arrosage est faible, excepté au démarrage des plantations et vante les mérites du projet : « L’arbre est un bien durable. Il vit et se déplace.

Son implantation est intéressante à plusieurs titres. En matière d’évapotranspiration, il apporte de la fraîcheur. Il joue un rôle de filtration des polluants. Enfin, je travaille avec l’association naturaliste Arthropologia (La Tour-de-Salvagny) qui agît pour le changement des pratiques en menant des actions concrètes en faveur des insectes.

Dans nos linéaires verts, on peut mettre beaucoup de fleurs mellifères pour attirer les pollinisateurs. Leur rôle est essentiel pour abriter les abeilles sauvages, grande particularité de Lyon. »

Une manière de montrer que la biodiversité s’installe en centre-ville.

Pour couper court à la polémique sur le prix de 600 000 € engagé pour ce dispositif, Alain Giordano rectifie : « Il fallait donner une enveloppe maximum pour le vote. On n’est pas sur ce tarif-là. Il ne faut pas renoncer à mettre du vert en ville. Nos services ont réalisé un sondage dans la rue auprès d’un échantillon de 400 personnes.

Ils ont recueilli plus de 80 % de réponses positives. Bien sûr que je suis favorable à des zones d’implantation en pleine terre sauf que notre ville s’est construite contre la nature. Elle est faite de carrés (jardins), de lignes (coulées vertes) et de pointillés, ce que j’appelle les linéaires ou modules verts et qui représentent l’avenir.  »

Nadine MICHOLIN

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