ECONOMIE À l’aéroport, Fly me to the food mise sur une cuisine de haut vol

Guillaume Rastouil, président de Fly me to the food, qui a pris un nouvel envol fin octobre à Lyon Saint-Exupéry.  Photo DR
Guillaume Rastouil, président de Fly me to the food, qui a pris un nouvel envol fin octobre à Lyon Saint-Exupéry. Photo DR

Installée au terminal 2 de Lyon Saint-Exupéry, l’entreprise lyonnaise propose aux voyageurs de l'aéroport des plats conçus par un chef étoilé.

Les voyageurs de l’aéroport Lyon Saint-Exupéry avaient déjà pu goûter au concept de Fly me to the food (siège à Lyon 6e) il y a un peu plus d’un an. Après un premier contrat en gré à gré de six mois prolongés de quatre, la société est de retour au terminal 2 depuis fin octobre.

Elle a été retenue sur appel d’offres pour une durée de trois ans, pour le plus grand bonheur de son président, Guillaume Rastouil. Cet ancien cadre, issu du milieu de la finance, s’est lancé dans l’entrepreneuriat en mêlant deux de ses passions : la gastronomie et l’aviation.

« J’ai toujours voulu être pilote d’avion. Je me retrouve beaucoup dans ce que je fais. » L’idée ? Permettre aux voyageurs d’acheter des plats concoctés par un chef étoilé, en l’occurrence Jean-Christophe Ansanay-Alex (de l’Auberge de l’Île), qui travaille en collaboration avec un traiteur lyonnais. Des réalisations gourmandes qu’ils peuvent récupérer in situ ou se faire apporter aux portes d’embarquement.

Après Lyon et Nice, au tour de Nantes ?

Les plats produits sont livrés tous les jours à l’aéroport. Les voyageurs peuvent réserver sur le site jusqu’à 24 heures avant le vol ou acheter sur place. Trois menus sont proposés à Lyon sur une carte qui évolue de façon saisonnière (environ 20 € la formule 3 plats).

Guillaume Rastouil entend désormais activer plusieurs leviers de croissance pour développer le chiffre d’affaires, pour l’heure majoritairement réalisé en boutique. Le digital apparaît comme l’un des leviers majeurs, pour mieux « capter le passager avant son vol ».

Des bornes dématérialisées devraient ainsi faire leur apparition dans les terminaux « avant la fin de l’été » prochain, pour apporter plus de visibilité et permettre aux amateurs de commander. Le BtoB est un autre axe à creuser, via par exemple des agences de voyages, en venant compléter leur offre de services.

Fly me to the food, qui fait vivre son site lyonnais avec une équipe de 4 à 5 personnes, est également présente à l’aéroport de Nice Côte d’Azur. À l’affût d’opportunités, la jeune entreprise, qui vise entre 500 000 et 600 000 € de chiffre d’affaires (la première année) sur chacun de ses points de vente, indique être en discussion avec l’aéroport de Nantes pour une nouvelle implantation.

Valérie BRUNO

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