HEBERGEMENT D'URGENCE A Caluire-et-Cuire, un hiver de répit pour des mères à la rue et leurs bébés

L’État, la Métropole de Lyon et la Ville de Caluire-et-Cuire ouvrent conjointement un site d’accueil et de mise à l’abri pour des femmes isolées avec de jeunes enfants, dans l’ancien collège André-Lassagne.  Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ
L’État, la Métropole de Lyon et la Ville de Caluire-et-Cuire ouvrent conjointement un site d’accueil et de mise à l’abri pour des femmes isolées avec de jeunes enfants, dans l’ancien collège André-Lassagne.  Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ
L’enjeu principal est d’accompagner ces femmes hébergées vers des dispositifs d’insertion avant leur sortie du renfort hivernal. Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ
L’enjeu principal est d’accompagner ces femmes hébergées vers des dispositifs d’insertion avant leur sortie du renfort hivernal. Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ
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À la différence des structures du renfort hivernal « classique », ce projet conjoint permettra d’accompagner ces femmes en difficulté dans l’exercice de leur parentalité.  Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ
À la différence des structures du renfort hivernal « classique », ce projet conjoint permettra d’accompagner ces femmes en difficulté dans l’exercice de leur parentalité. Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ
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L’État, la Métropole de Lyon et la Ville de Caluire-et-Cuire ouvrent conjointement un site d’accueil et de mise à l’abri pour des femmes isolées avec de jeunes enfants, dans l’ancien collège André-Lassagne.  Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ L’enjeu principal est d’accompagner ces femmes hébergées vers des dispositifs d’insertion avant leur sortie du renfort hivernal. Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ À la différence des structures du renfort hivernal « classique », ce projet conjoint permettra d’accompagner ces femmes en difficulté dans l’exercice de leur parentalité.  Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ

Les premières passagères se sont installées, le 20 décembre, dans l’ancien collège de Caluire, transformé en hébergement d’urgence. Trois mois, à l’abri, pour se reconstruire et avancer avec leurs bébés dans un lieu chaleureux et chauffé.

La première est arrivée en ambulance, avec son bébé dans les bras. Elle sortait tout juste de la maternité. N’avait nulle part où aller. Orientée par la maison de la veille sociale qui gère l’hébergement d’urgence dans la Métropole, cette jeune mère a posé sa valise dans l’ancien collège André Lassagne de Caluire-et-Cuire.

Le lieu, désaffecté depuis presque deux ans, fait aujourd’hui office de site d’accueil et de mise à l’abri pour des femmes à la rue avec de jeunes enfants durant la période hivernale. Il vient d’ouvrir ses portes.

Ce vendredi 20 décembre, 19 autres mères avec leurs petits de 0 à 3 ans ou des femmes enceintes devraient arriver. D’ici mi-janvier, une centaine de personnes devraient y avoir trouvé refuge.

Des berceaux, des jouets, des baignoires pour bébés

C’est une première dans le département. Dans tous les sens du terme. Une première d’abord parce que c’est la première fois que l’État et la Métropole unissent leurs forces dans le cadre du renfort hivernal , l’État prenant en charge l’hébergement tandis que la Métropole accompagne ces femmes et leurs nourrissons dans le cadre de leur compétence de prévention et de protection de l’enfance. Une première aussi parce que la chose a vu le jour dans un délai. « On s’est appelé il y a 15 jours avec le Président de la Métropole, confirme le maire de Caluire, Philippe Cochet. J’ai évidemment tout de suite accepté à condition que les lieux soient bien sécurisés et réservés aux femmes et à leurs bébés. » Et le sous-préfet de confirmer : « Les endroits où on réussit, ce sont ceux où tout le monde est convaincu. »

Et ensuite, il a fallu de l’huile de coude et du cœur à l’ouvrage. En une semaine, les salariés et les bénévoles du Foyer Notre dame des sans-abri , gestionnaire du site, ont transformé l’ancien établissement désaffecté en un lieu de vie, chaleureux et chauffé. Il a fallu briquer, frotter, nettoyer. Amener des meubles.

L’aménagement est sommaire mais il y a tout pour se poser. Et souffler. Des chambres seules pour les femmes avec des enfants malades. Des dortoirs, une zone de change, un salon, une cuisine. Des berceaux, des jouets, des baignoires pour bébés… Et dans le garde-manger, des petits pots, du lait en quantité. Il y a aussi des vêtements pour enfants, de 0 à 3 ans. Dehors, des douches et des sanitaires ont été implantés.

La chaudière vient d’être mise en marche. Les lieux, pour l’instant, silencieux résonneront bientôt des bruits des enfants et embaumeront des odeurs de cuisine. « C’est une performance d’avoir réussi à ouvrir ce lieu de répit en si peu de temps », affirme Marion Veziant-Rolland, la directrice du Foyer. Elle salue « la volonté politique ».

 En une semaine, les salariés et les bénévoles du Foyer Notre dame des sans-abri, gestionnaire du site, ont transformé l’ancien établissement désaffecté en un lieu de répit.   Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ
En une semaine, les salariés et les bénévoles du Foyer Notre dame des sans-abri, gestionnaire du site, ont transformé l’ancien établissement désaffecté en un lieu de répit.   Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ

Extrême précarité

« On n’a pas tous les jours, le sentiment d’être utile, lâche David Kimelfeld, président de la Métropole. Mais là, c’est concret. Il s’agissait de palier l’urgence. » L’objectif d’un tel dispositif : « accompagner ces femmes en difficulté dans l’exercice de leur parentalité tout en leur permettant d’évoluer vers des dispositifs d’insertion avant leur sortie du renfort hivernal ».

En demande d’asile, en précarité sociale, exposée à des violences conjugales… Les problématiques des femmes accueillies ici sont multiples. Toutes sont en situation d’extrême précarité. Elles ont trois mois pour avancer, à travers un accompagnement au cas par cas. Santé, accès aux droits, emploi, formation, démarches administratives…

Quatre techniciens de l’intervention sociale et familiale (TISF) ont été recrutés ainsi qu’un moniteur, une directrice et un maître de maison. Ils entoureront les femmes durant leur séjour ici. Des bénévoles s’engageront aussi. Des Caluirards ont déjà proposé leur soutien.

Dans la salle qui sert de réfectoire, sur un tableau noir, vestige du collège, on peut lire les mots « bienvenue » et « Welcome ». A l’entrée, un sapin a été décoré pour accueillir les passagères. Une nouvelle vient d’arriver. Elle aussi est sortie, il y a quelques jours à peine de la maternité.

790 000 euros pour faire fonctionner la structure

La structure qui vient d’ouvrir ses portes permettra également de participer à la désaturation de l’hébergement d’urgence et indirectement l’accueil d’autres familles, en situation de grande précarité, pour certaines hébergées dans des écoles du Grand Lyon.

Une subvention de 790 000 euros (400 000 euros par l’État et 390 000 euros par la Métropole) sera allouée au Foyer Notre Dame des sans-abri pour faire fonctionner le site.

Tatiana VAZQUEZ

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