CADRE DE VIE La nouvelle place des Terreaux plus salissante qu'avant

La place des Terreaux requalifiée, « pas tout à fait la même, mais pas une autre non plus », vient tout juste d’être livrée.  Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez
La place des Terreaux requalifiée, « pas tout à fait la même, mais pas une autre non plus », vient tout juste d’être livrée. Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez
Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez
Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez
Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez
Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez
Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez
Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez
Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez
Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez
La place des Terreaux requalifiée, « pas tout à fait la même, mais pas une autre non plus », vient tout juste d’être livrée.  Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez

Venues d’Espagne, les nouvelles pierres qui ont été installées dans le cadre de la requalification de la place des Terreaux amènent davantage de lumière. Plus clair, ce granit accroche néanmoins plus la saleté. Il faut donc adapter le nettoyage.

Place des Terreaux, jeudi 12 décembre au matin. Des machines de nettoyage sont en action.

Tout à côté sur la nouvelle place de la Comédie, c’est un lavage haute pression qui est engagé sur les petits pavés tout neufs. Alors on s’interroge. Comment? Ces espaces viennent tout juste d’être refaits et ils sont déjà sales?

« Franchement, raconte Céline je m’y suis baladée  l’après-midi du 8 décembre  et on se demandait avec mes amies si la place des Terreaux avait vraiment été refaite. Il y avait de vilaines traces au sol de partout, c’était crade ».

Les usages ont changé, les techniques aussi

Alors oui, c’est un peu le revers de la médaille. Arriver à concilier en centre-ville, dans un même matériau, solidité, esthétisme et réduction de chaleur, sans remettre en cause le parti artistique des Terreaux… Ça relèverait presque du pari.

«Tous les matériaux se salissent sur un espace public, note Christian Drevet, l’architecte, qui avec Daniel Buren l’artiste a dessiné la place en 1994. Et ce sont eux qui se sont remis derrière leur table de travail pour requalifier cet espace, l’un des plus emblématiques de Lyon. À l’identique? Pas tout à fait.

«On ne peut refaire de la même manière. Les gens ont changé, les usages et les techniques aussi ». Ainsi, et même s’il faut avoir l’œil aiguisé, on voit bien que les nouvelles pierres sont plus claires qu’avant. « Il nous fallait répondre aux gens qui trouvaient la place triste. C’était un peu vrai. On a choisi une pierre qui vient d’Espagne qui s’articule mieux entre le blanc et le noir. Le petit bémol? Quelques-unes de ces pierres sont moins homogènes en couleur ».

De l’eau chaude à 280°

« Nous avons désormais une sorte de camaïeu et cela donne plus de vie au sol, poursuit l’architecte. Cet esprit allait dans notre sens, on l’a accepté ». La place serait donc « plus vivante ». Mais « elle accroche davantage la saleté » et du coup il faut la nettoyer plus fréquemment. En gros tous les matins.

Des tests « in situ » sont donc réalisés avec des machines de nettoyage afin de déterminer, précisent les services du Grand Lyon, « celles qui sont les plus performantes pour nettoyer le sol ». Il s’agit de nettoyeuses à haute pression avec de l’eau chaude, de la vapeur, qui sort à 280°. « Cela ne devrait pas engendrer de coûts supplémentaires, poursuivent les mêmes services, car le nettoyage se faisait auparavant et continuera à se faire dans les mêmes conditions ».

Enfin pas tout à fait, car le dispositif suppose une consommation d’eau et d’énergie. L’objectif est d’appliquer ici, mais aussi sur les autres espaces de la Presqu’île, « un traitement le plus doux possible », afin de ne pas endommager les pierres. « Et c’est encore plus sensible aux Terreaux, avance-t-on du côté de la Métropole, la place étant considérée comme une œuvre d’art ».

Aline DURET

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?