Transports Résiliation de Rhônexpress : un vote le 17 janvier ?

Mis en service en août 2010, Rhônexpress emprunte la même voie que le T3 pour relier Lyon à l’aéroport Saint-Exupéry.  Photo  Le Progrès
Mis en service en août 2010, Rhônexpress emprunte la même voie que le T3 pour relier Lyon à l’aéroport Saint-Exupéry. Photo Le Progrès

Le contrat de concession de la liaison ferroviaire vers l’aéroport Saint-Exupéry a encore fait débat lors du dernier comité syndical du Sytral, ce vendredi. Une ultime passe d’armes avant le coup fatal, en début d’année ?

C’était, vendredi, le premier comité syndical du Sytral depuis la sortie du bois de David Kimelfeld. Le président (LaREM) de la Métropole de Lyon avait annoncé, la semaine dernière, vouloir demander au Sytral, l’autorité organisatrice des transports, la mise aux voix, en « janvier », lors « d’un comité syndical extraordinaire » la résiliation de la concession conclue avec la société Rhônexpress en 2007 et qui court jusqu’en 2038.

« Il y a là […] une grosse escroquerie »

On pensait que les élus allaient s’écharper, séance tenante, d’autant que Michel Mercier, l’ancien président du Conseil Général du Rhône, grand chef d’orchestre de la liaison Rhônexpress, était présent, tout comme David Kimelfeld, François-Noël Buffet (LR) mais aussi Jean-Luc Da Passano, Max Vincent, Michèle Vullien et Christian Coulon (PS), d’anciens conseillers généraux présents lors du vote de la création de cette liaison reliant la Part-Dieu à l’aéroport Saint-Exupéry.

C’est finalement par la toute petite porte que le dossier a été évoqué, avec la communication du « rapport annuel du délégataire de la concession Rhônexpress », dont les élus étaient simplement invités « à prendre acte ». « On prend acte que Rhônexpress a remis son rapport dans les temps », a indiqué Pierre Hémon (EELV). « Mais quand on lit les chiffres, ce dont tout le monde commence à se rendre compte, c’est qu’il y a là depuis un certain nombre d’années, une grosse escroquerie ! », a poursuivi l’élu lyonnais. « Ce n’est pas l’objet du rapport ! », l’a taclé aussitôt la sénatrice Michèle Vullien, avant que Pierre Hémon ne lui rappelle qu’elle ne détenait pas la police de la séance.

« Il est plus que temps de mettre fin à cette concession dans les intérêts des usagers de l’Est lyonnais et de la desserte de T3, mais aussi dans l’intérêt du Sytral pour qui le contrat coûte cher et très cher », a également observé Pierre Hémon. « Il s’agissait d’un rapport purement technique », lui a répondu Fouziya Bouzerda, la présidente (MoDem) du Sytral. « On présentera l’ensemble des éléments le 17 janvier prochain, lors d’une commission générale », a ajouté l’élue. De là à imaginer que ce jour sera celui où la résiliation sera proposée au vote des élus, il n’y a qu’un pas.

S. M.

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