URBANISME Le casse-tête récurrent de la reprise des pavés du Vieux-Lyon

Rue Saint-Jean, entre la Place du Gouvernement et la Place du Change, les résultats, sont mitigés. Les joints ont plus ou moins bien tenu et le confort des pavés reste très insuffisant pour les piétons, alors que les sommes dépensées sont très élevées.  Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
Rue Saint-Jean, entre la Place du Gouvernement et la Place du Change, les résultats, sont mitigés. Les joints ont plus ou moins bien tenu et le confort des pavés reste très insuffisant pour les piétons, alors que les sommes dépensées sont très élevées.  Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
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Rue Saint-Jean, entre la Place du Gouvernement et la Place du Change, les résultats, sont mitigés. Les joints ont plus ou moins bien tenu et le confort des pavés reste très insuffisant pour les piétons, alors que les sommes dépensées sont très élevées.  Photo Progrès /Nadine MICHOLIN Photo Progrès /Nadine MICHOLIN Photo Progrès /Nadine MICHOLIN Photo Progrès /Nadine MICHOLIN Photo Progrès /Nadine MICHOLIN Photo Progrès /Nadine MICHOLIN Photo Progrès /Nadine MICHOLIN Photo Progrès /Nadine MICHOLIN Photo Progrès /Nadine MICHOLIN

Ils sont régulièrement critiqués par les associations. Usagers, touristes, riverains, personnes âgées, en situation de handicap ou de mobilité réduite se plaignent des difficultés de marche et leur reprise soumise aux Architectes des bâtiments de France (ABF) est rarement satisfaisante voire pérenne.

Pavés descellés, dalles hyper glissantes... Lors du dernier Comité d’initiative et de consultation d’arrondissement, l’Association des artisans et commerçants du Vieux-Lyon (ACVL) a interrogé les élus du 5e sur le pavage des rues devenu par endroits accidentogènes.

Une facture évaluée à 6 millions

La critique n'est pas nouvelle. Et Bertrand Jabouley, premier adjoint du 5e délégué à la Voirie et aux Déplacements urbains avance les mêmes arguments au fil des ans : « Certains pavés sont millénaires. Nous sommes sur un secteur très ancien, classé au patrimoine de l’Unesco et soumis aux ABF (Architectes des bâtiments de France) qui veulent laisser les pavés. Nous avions demandé une reprise globale. Elle nous a été refusée au motif que la Ville et la Métropole de Lyon ont engagé le chantier Cœur presqu’île sur les rues de la République et Victor-Hugo (2e) et que la reprise des pavés actuels a été chiffrée à environ 6 millions d’euros. Il faudrait compter le double environ pour des pavés plus confortables. Nous ne le regrettons pas quand on voit combien un tel chantier aurait été perturbant, pour des résultats qui ne sont pas à la hauteur. Il serait inenvisageable de fermer le Vieux-Lyon pour la reprise globale de ses pavés. Cela prendrait quasi trois ans. Que deviendraient l’activité touristique et les commerces ? Alors, nous avons défini un cadre avec des reprises zone par zone. Deux opérations de repavage ont été effectuées en automne puis en fin d’hiver il y a deux ans. »

Des causes d’échecs mal définies

« Sous les pavés, la plage ? » Pas vraiment, on y trouve plutôt les caves des riverains et commerçants, ce qui n’arrange guère les choses. La Métropole étudie des procédés techniques sur des petites zones mais cette technique à petits pas a ses limites. Entre les pluies qui dégradent, le ramassage des ordures, le passage des camions de chantier et ceux des livraisons pour les commerçants… les pavés sont soumis chaque jour, à rude épreuve sous le poids de plusieurs tonnes. Et ces réfections des parties les plus dégradées ne s’avèrent pas toujours concluantes.

Ici des joints trop blancs, là un affaissement, plus loin un déchaussement. Les causes de ces échecs sont mal définies et les questions demeurent en suspens. Tel procédé retenu a-t-il été mal appliqué par l’entreprise ? Le froid lors du jointage explique-t-il cet échec ? Les joints sont-ils « aspirés » par les véhicules de nettoiement ? Faut-il renégocier un nouveau procédé avec l’ABF ? Faut-il d’autres types de pavés (ex : pavés sciés) plus confortables mais aussi glissants, bien plus chers et qui se déchausseront tout autant que les actuels au vu de la circulation sur cette voie ?

« Nous n’avons pas abandonné cette idée de reprise des pavés et nous restons à l’écoute des associations de commerçants telles que Renaissance du Vieux-Lyon (RVL) et du Conseil de quartier qui relayent cette demande » conclut Bertrand Jabouley, pragmatique mais circonspect.

Prochaine zone à rénover : le carrefour de la rue du Bœuf en octobre-novembre 2020.

Nadine MICHOLIN

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