Transports Rhônexpress : « Ne pas dégrader les finances publiques »

Fouziya Bouzerda, dans son bureau au Sytral, à la Part-Dieu (Lyon 3e).  Photo Progrès /Sophie MAJOU
Fouziya Bouzerda, dans son bureau au Sytral, à la Part-Dieu (Lyon 3e). Photo Progrès /Sophie MAJOU

Fouziya Bouzerda, la présidente du Sytral, l’autorité des transports en commun, reste pour l’heure prudente au regard de la demande de résiliation du contrat Rhônexpress sollicitée par David Kimelfeld.

Le président de la Métropole demande au Sytral de mettre au vote la résiliation du contrat du Rhônexpress. Souhaitez-vous cette résiliation ?

« Ce n’est pas à moi de décider, mais aux 23 élus du Sytral qui se positionneront sur la base de l’état d’avancement des négociations avec Rhônexpress. Ils décideront, au vu de consultations juridiques et financières, de prolonger les négociations, de demander une médiation ou de se prononcer sur la résiliation de la concession. »

En votre qualité de présidente du Sytral, vous avez bien un avis…

« Je n’entends pas faire du déni de démocratie ! Ce qu’il faut déterminer, c’est combien coûte une résiliation avec une nouvelle organisation pour assurer le service, par rapport à continuer d’opérer cette desserte via l’entreprise concédante, mais avec une baisse des tarifs et avec une meilleure desserte de l’Est lyonnais, par T3 et une offre alternative par bus TCL que nous avons d’ailleurs mise en place depuis le 1er  septembre (ligne 47) et qui sera renforcée au 1er  janvier 2020 (ligne 48). L’idée n’est pas de dégrader les finances publiques. »

Quel serait le risque financier d’une résiliation ?

« Je n’ai pas le droit de le communiquer tant que les élus n’ont pas l’information. Je m’exprimerai le moment venu. »

David Kimelfeld, lui, s’est déjà fait une religion sur la question. Qu’en pensez-vous ?

« David Kimelfeld demande qu’on mette la résiliation à l’ordre du jour. Si elle est refusée, il pourra dire qu’il l’a demandée. Si elle est acceptée, ce n’est pas la Métropole qui en subira les risques juridiques et financiers, mais le seul Sytral, qui fonctionne à 40 % par le versement transport, payé par les entreprises et à 28 % par les recettes des usagers. »

Quel est l’enjeu pour la desserte de T3 ?

« La navette Rhônexpress et le T3 utilisent un tronçon commun sur une partie du parcours. En février 2019, le Sytral a lancé des négociations avec Rhônexpress pour renforcer l’offre du T3, en optimisant plus finement l’infrastructure, mais sans dégrader le service de la navette pour l’aéroport. La baisse des tarifs faisait aussi partie de la négociation. »

Propos recueillis par Sophie MAJOU

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