COMMERCE Un jeune Lyonnais lance son site de vente de smartphones d’occasion

Diplômé de l’EM Lyon, Aimé de La Villejégu est le cofondateur de Selli. Photo Progrès /Marie REDORTIER
Diplômé de l’EM Lyon, Aimé de La Villejégu est le cofondateur de Selli. Photo Progrès /Marie REDORTIER

En août 2019, Aimé de La Villejégu, étudiant à l’EM Lyon, tout juste diplômé, lance, accompagné de son cousin et collaborateur Henry de Proyart, Selli, « le site sécurisé du smartphone d’occasion entre particuliers ».

« En 2018, 3 millions de smartphones d’occasion ont été vendus sur Leboncoin et Marketplace, et 500.000 arnaques ont été comptabilisées. »

Aimé et son associé Henry, avec le concours de William Holcman développeur web, décident alors de « rétablir la confiance entre vendeurs et acheteurs », et proposent l’alternative Selli.

Sur leur site , il est possible de vendre son smartphone d’occasion, de particulier à particulier. « C’est un Boncoin sécurisé. À chaque annonce mise en ligne, on demande des informations sur les téléphones, comme le numéro IMEI. Les fonds sont bloqués jusqu’à ce que l’acheteur ait reçu son colis, et atteste du bon fonctionnement, et de la conformité avec l’annonce. »

Côté prix, Selli assure « des smartphones 50 à 70 % moins chers que du neuf, 20 % moins chers que du reconditionné. » Née à Lyon, la start-up prend une commission de 6 à 8 % sur les transactions, à l’acheteur.

« Dans quinze ans, la vente de smartphones d’occasion pourrait surpasser celle des téléphones neufs »

« Nous nous sommes largement inspirés de Vinted, concède Aimé de La Villejégu. Ils ne touchent pas le vêtement, ils vérifient simplement les transactions, et ça cartonne. » Nos jeunes entrepreneurs espèrent bien, eux aussi, se distinguer en surfant sur un marché du mobile d’occasion.

En France, chaque année, le chiffre des smartphones vendus d’occasion enfle de 20 %. Dans quinze ans, on prévoit qu’il y aura plus de smartphones d’occasion vendus que neufs. » Selon l’entrepreneur, le prix exorbitant des nouveaux smartphones expliquerait une future inversion de la tendance.

« Au sein de l’Hexagone, seul un smartphone sur six serait revendu. Les autres téléphones dorment dans les tiroirs. La production de smartphones constitue un désastre humain et écologique. »

Pour l’instant, Selli enregistre trois à cinq transactions par jour. « D’ici au mois de février, nous aimerions atteindre les 1 500 ventes mensuelles. Nous souhaiterions, à terme, étendre notre activité aux ordinateurs ou autres tablettes. Depuis 2013, on connaît une véritable révolution du reconditionné , notamment avec l’arrivée de Back Market en 2014. Le segment de l’occasion n’est, quant à lui, pas encore assez exploité. »

Marie REDORTIER

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?