TRAVAUX Parking Saint-Antoine: le chantier avance mais use les riverains

Visite du chantier du parking Saint-Antoine qui accueillera 770 places sur les quais de Saône en plein centre-ville de Lyon.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Visite du chantier du parking Saint-Antoine qui accueillera 770 places sur les quais de Saône en plein centre-ville de Lyon.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Visite du chantier du parking Saint-Antoine qui accueillera 770 places sur les quais de Saône en plein centre-ville de Lyon.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Visite du chantier du parking Saint-Antoine qui accueillera 770 places sur les quais de Saône en plein centre-ville de Lyon. Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Visite du chantier du parking Saint-Antoine qui accueillera 770 places sur les quais de Saône en plein centre-ville de Lyon.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Visite du chantier du parking Saint-Antoine qui accueillera 770 places sur les quais de Saône en plein centre-ville de Lyon. Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Visite du chantier du parking Saint-Antoine qui accueillera 770 places sur les quais de Saône en plein centre-ville de Lyon.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON Visite du chantier du parking Saint-Antoine qui accueillera 770 places sur les quais de Saône en plein centre-ville de Lyon.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON Visite du chantier du parking Saint-Antoine qui accueillera 770 places sur les quais de Saône en plein centre-ville de Lyon.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON

Alors que la phase de terrassement se situe actuellement sur le plancher haut, au niveau moins 4, les riverains se plaignent des nuisances sonores liées au chantier. Ils devront patienter jusqu’à la livraison prévue à la fin de l’été 2020.

Sur ce projet démarré en avril 2014 et qui accuse déjà trois ans de retard, Didier Vallier, directeur technique LPA reste prudent : « Hors intempérie et hors enrochement, on espère une livraison à l’horizon fin de l’été 2020. À ce stade, nous en sommes à la phase de terrassement du plancher haut, niveau moins 4. » Il faut comprendre que la moitié de la construction des poutres est réalisée, l’autre moitié le sera fin 2019 et marquera la fin du génie civil.

Le terrassement au niveau moins 5 a démarré et sera achevé d’ici le milieu du premier trimestre 2020. Fin du premier semestre 2020, les ouvriers arriveront au fond du trou pour réaliser le plancher bas. Et, si tout va bien, courant deuxième trimestre, les deux énormes grues partiront.

Des bruits avant 7 heures du matin

Les riverains de ce chantier titanesque, haut comme un immeuble enfoui dans le sol, sont épuisés par les bruits inopportuns des engins de chantier. Certains sont allés protester en mairie du 2e , d’autres comme Mathieu Dubout qui vit au 4 quai Saint-Antoine nous ont alertés se plaignant d’horaires trop matinaux et du coup de corne à 7 heures tous les matins.

« Impossible de dormir et de travailler chez moi tant les nuisances sonores sont insoutenables. J’ai enregistré 71 décibels le 23 novembre sur mon balcon du 7e étage et une moyenne frisant les 60 pendant de longues heures en semaine. Avec, en plus, la refonte de la rue Mercière qui borde l’autre côté de l’immeuble, en lien avec la réfection des places d’Albon et Saint-Nizier, les marteaux-piqueurs s’en donnent à cœur joie », maugrée ce résident. Il a noté plusieurs dates où des bruits très forts de moteurs puissants se sont fait entendre avant 7 heures, parfois à 6h17 ou 6h30.

« On se bat pour que le matériel ne soit pas chauffé avant 7 heures du matin, déplore Didier Vallier (LPA). Quant à la sirène, elle est obligatoire pour la prise de poste du grutier. Lorsque nous procédions au forage des parois moulées, au plus fort du bruit, les mesures constatées entre les 10 et 12 quai Saint-Antoine s’élevaient à 79 décibels fenêtres fermées à l’intérieur. Je ne suis guère surpris par les 71 décibels en extérieur. »

Reste que le repiquage (technique de terrassement), va durer jusqu’à la fin du premier trimestre et vriller les tympans des riverains. Seul répit annoncé : la fermeture du chantier durant les fêtes de Noël du 24 décembre au 6 janvier.

Nadine MICHOLIN avec notre correspondant Michel NIELLY

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