CONSEIL DE QUARTIER « Niveau propreté, les rues du 1er laissent à désirer »

L’utilisation des silos à verre par les professionnels de la nuit cause des nuisances aux riverains. La Métropole a d’autres solutions à leur proposer pour gérer leurs déchets./ Photo Progrès /Maxime JEGAT
L’utilisation des silos à verre par les professionnels de la nuit cause des nuisances aux riverains. La Métropole a d’autres solutions à leur proposer pour gérer leurs déchets./ Photo Progrès /Maxime JEGAT

C’est le constat établi par le conseil de quartier Ouest-des-Pentes et partagé mardi soir aux élus du 1er en conseil territorial. Le sujet fera l’objet d’une question écrite transmise au maire de Lyon Gérard Collomb.

"Le bas de la rue Terme, le jardin des Plantes et certaines traboules sont régulièrement sales, encombrés de déchets malodorants. Côté Halle de la Martinière, le passage de l’Abbaye reliant la place Rambaud à la rue Sergent-Blandan est peu ou pas nettoyé et sert d’urinoir nocturne. Les quais de Saône ne comptent plus de bacs pour déposer le verre depuis la dernière crue…" 

Christine Leprince, membre du conseil de quartier Ouest-des-Pentes dresse un constat peu reluisant de la propreté dans le 1er arrondissement de Lyon.

Un constat partagé par les élus. Myriam Fogel Jedidi (LR) évoque « un arrondissement affreusement sale avec de nombreuses rues transformées en pissotières. » Pour Odile Belinga, « le Lyonnais urine n’importe où. Il faut arrêter de considérer toutes les portes de Lyon comme des pissotières ».

Pourtant, balayeuses laveuses, nettoyeurs à haute pression, équipes mobiles d’intervention rapides sont sur le pied de guerre. Selon Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er, « chaque rue est nettoyée une fois par semaine. Le week-end on est en sous-effectif, alors que la fréquentation du 1er arrondissement double ou triple. Seulement la Métropole priorise les secteurs les plus visités et non pas les plus empruntés. » Nathalie Perrin Gilbert pointe « une vocation touristique à l’œuvre qui met en danger les équilibres ».

Pour Christine Leprince, « Il y a un laisser-aller qui est préjudiciable au vivre ensemble et crée des tensions entre habitants ».

Les containers à verre génèrent des nuisances pour les habitants

Autre nuisance sonore, celle des containers à verre, situés au plus étroit de la rue de la Martinière, qui génèrent des nuisances quotidiennes pour les habitants, en particulier avec l’ouverture croissante de débits de boisson sur le secteur. Émeline Baume (EELV), conseillère métropolitaine membre de la commission Prévention des déchets et Économie circulaire, explique : « Une étude menée en 2001 avait révélé que les silos à verre disponibles dans les zones touristiques n’étaient pas assez nombreux pour répondre à la demande.

Sur le papier, on n’a pas à récupérer le verre des cafés hôtels-restaurants. Les débits de boissons ont des circuits qui leur sont propres pour gérer et valoriser leurs déchets. La Métropole est leur interlocuteur et peut leur faciliter les démarches pour mettre en place un système de consigne avec les marques de boissons afin d’établir une boucle d’économie circulaire. »

 Christine Leprince observe : « On ne connaît pas les règles. On est désemparés. On n’a pas d’argument à opposer aux commerçants qui utilisent les silos à verre ; Il manque un interlocuteur qui rappelle les règles du jeu. »

Pour le conseil de quartier « les silos à verre actuellement installés rue de la Martinière pourraient être déplacés vers la place Rambaud et enfouis sous terre ».

Marie-Christine PARRA

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