EMPLOI MyWorks, la solution extra pour la restauration

Brice Bousta, fondateur de MyWorks, intermédiaire entre Samuel Campus, restaurateur et Alexandre Shoelten, « worker ».  Photo Progrès /David TAPISSIER
Brice Bousta, fondateur de MyWorks, intermédiaire entre Samuel Campus, restaurateur et Alexandre Shoelten, « worker ».  Photo Progrès /David TAPISSIER

Le bon profil… au bon endroit. Tel est l’idée de Brice Bousta qui a créé MyWorks, une plateforme de mise en relation pour des missions ponctuelles entre des indépendants de la restauration et des établissements.

Pendant sept ans, Brice Bousta a géré, la salle de concert « Le petit Salon » dans le 7e  arrondissement. Durant toutes ces années, il s’est souvent retrouvé avec la même problématique de recrutements pour des missions ponctuelles. Et lorsqu’il en parlait avec des amis restaurateurs, c’était le même souci mais puissance dix ! « Le cas de la restauration est très particulier : l’affluence fluctue, les horaires ne sont pas les mêmes, les postes sont nombreux… il faut s’adapter quotidiennement et coller à la personnalité de l’employeur », explique-t-il.

Après avoir longtemps réfléchi sur le meilleur format, il décide de lancer en décembre 2018 My Works, une marketplace dédiée à la restauration. « Le principe, c’est tout simplement de l’offre et de la demande : d’un côté des travailleurs qui vendent leurs compétences et de l’autre des restaurateurs qui l’achètent ».

Comment ça marche ? Le restaurateur rentre une proposition de poste pour une date ou une période déterminée. Et c’est le « worker » qui répond et propose son prix. « Nous sommes les seuls à fonctionner ainsi, ajoute le fondateur, car chacun a son histoire, ses compétences et connaît sa valeur selon un poste proposé. Avec son profil, le candidat met en avant ses qualités et se sent valorisé… »

Pas assez rémunéré et peu valorisé

Car c’est bien là où le bât blesse, dans cette profession qui peine tant à trouver des serveurs, cuistots, plongeurs ou barmen… « Contrairement aux idées préconçues, il ne manque pas de personnel ! C’est simplement qu’il déserte pour des raisons bien précises : souvent un taux horaire faible avec des heures supp' non payées, peu de valorisation et pas de considération de la part des patrons. Notre objectif, c’est de changer ces trois piliers », explique-t-il.

D’ailleurs, pas de possibilité de mettre des notes pour les restaurateurs… qui reprendront simplement l’extra si le courant est bien passé.

Pour le travailleur, l’inscription sur la plateforme passe par 30 minutes d’entretien au cours duquel tout est fait pour les mettre en avant leurs différences et leurs points forts… Et ça marche ! Aujourd’hui, ce sont plus de 130 restaurateurs qui se fournissent sur la plateforme et 410 « extras » qui ont un profil avec planning, majoritairement sur Lyon et depuis peu sur Bordeaux. L’arrivée sur Paris est évidemment un objectif pour 2020…

Reste enfin la question du fonctionnement de l’entreprise : elle se rémunère par commission, à hauteur de 15 % sur chaque mission. Et la mayonnaise a bien pris puisque le chiffre d’affaires est en augmentation de 28 % tous les mois.

Plateforme Myworks

David TAPISSIER

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