ENVIRONNEMENT Ils veulent «libérer» les boîtes aux lettres lyonnaises de la pub papier

Jusqu’au 15 décembre, les défenseurs de l’environnement se mobilisent pour distribuer des autocollants Stop-Pub, qu’ils souhaitent voir se multiplier sur les boîtes aux lettres de l’agglomération.  Photo Progrès /DR
Jusqu’au 15 décembre, les défenseurs de l’environnement se mobilisent pour distribuer des autocollants Stop-Pub, qu’ils souhaitent voir se multiplier sur les boîtes aux lettres de l’agglomération.  Photo Progrès /DR

Des associations lyonnaises de défense de l’environnement distribuent actuellement en masse des autocollants «Stop-Pub». L’objectif : diminuer l’impact négatif de la publicité papier déposée dans les boîtes aux lettres.

Ils sont mobilisés. Prêts à tout pour réduire le gaspillage engendré par la publicité papier déposée dans les boîtes aux lettres. À l’heure d’Internet et alors que près de 9 prospectus sur 10 rejoignent la corbeille sans avoir reçu un coup d’œil, des associations lyonnaises de défense de l’environnement ont lancé une grande campagne d’un mois en faveur des autocollants « Stop-Pub ».

Équiper 50 000 boîtes aux lettres supplémentaires dans l’agglomération

Ainsi depuis le 15 novembre, une campagne pilotée par Anciela et Mouvement de Palier, en partenariat avec Zéro Déchet Lyon, Alternatiba, le collectif Plein la vue et la Maison de l’Environnement vise à diminuer l’impact négatif de la publicité papier. Pour atteindre leur objectif de 50 000 boîtes aux lettres supplémentaires libérées en un mois, 500 habitants de la Métropole ont décidé de distribuer un maximum d’autocollants à leurs voisins, amis, collègues et chez leurs commerçants pour faire fleurir sur les boîtes aux lettres de Lyon et sa région les autocollants « Stop-Pub ».

Des actions ponctuelles comme des distributions sur des marchés ou lors d’événements sont également organisées. Alors qu’en France aujourd’hui, seulement 20 % des boîtes aux lettres arborent un autocollant de ce genre, les participants à l’opération se donnent jusqu’au 15 décembre pour mener à bien leur mission et atteindre, voire dépasser leur but initial.

30 kilos de pub dans la boîte par an

Et l’argumentaire est convaincant. Justine Swordy-Borie, coordinatrice de la communication et de la mobilisation citoyenne à Anciela explique : « Plus de 13 millions d’arbres auraient été abattus en 2018 pour la seule publicité papier non-adressée, qui pèse chaque année 30 kg par foyer. Des centaines de tonnes de papier, de solvants et d’encre sont gâchées pour rien puisque 87 % de ces publicités sont jetées avant même d’être lues.

Pour un foyer de 4 personnes, sur un an, le coût de la publicité pour les annonceurs (donc le consommateur) auquel s’ajoutent les coûts de collecte et traitement des déchets pour la collectivité (donc le contribuable) s’élève à 200 €. Déposée dans le bac jaune, la publicité continue à polluer et émettre des gaz à effet de serre. Les centres de recyclage sont parfois éloignés et le papier est généralement « sous-cyclé », c’est-à-dire transformé en papier toilette ou autre produit de qualité inférieure. » Selon elle, cet autocollant permettrait de bloquer 93 % des publicités non adressées.

https://agiralyon.fr/stop-pub/

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