Lyon Toujours aussi minérale, la place des terreaux rouvre aux piétons

Les « rayures » de Daniel Buren ont été imposées par l’artiste dans le projet de requalification de la célèbre place lyonnaise.  Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez
Les « rayures » de Daniel Buren ont été imposées par l’artiste dans le projet de requalification de la célèbre place lyonnaise. Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez
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Les « rayures » de Daniel Buren ont été imposées par l’artiste dans le projet de requalification de la célèbre place lyonnaise.  Photo Progrès /Jean-Philippe Cavaillez Photo Progrès Photo Progrès Photo Progrès Photo Progrès Photo Progrès Photo Progrès Photo Progrès

Après un an de chantier, il est à nouveau possible de traverser la place des Terreaux de part en part. Elle est, telle (ou presque) que les Lyonnais l’avaient laissée. Avec ses rayures noires et blanches. Et toute sa minéralité. A certains, elle déplaît. Hier. Comme aujourd’hui.

Vendredi soir. Les dernières barrières viennent d’être retirées. La place des Terreaux, en cage depuis plus d’un an, regagne peu à peu sa liberté. Les Lyonnais la retrouvent, eux, presque telle qu’ils l’avaient laissée. Dans le même esprit, en tout cas, entre pierres blanches, pierres grises, pierres noires et rayures. Celui de Daniel Buren , tel qu’il l’avait insufflé aux lieux en 1994 avec Christian Drevet. En même temps, c’était le contrat, propriété intellectuelle oblige : la requalification de cet espace public de 7 000 m², historique, patrimoine lyonnais par excellence, prévoyait de tout refaire en ne changeant presque rien. En gardant, surtout, son côté très minéral.

« Que des cailloux, pas une fleur »

Et c’est là que le débat n’en finit pas de se cristalliser. Et il continue aujourd’hui encore, que les travaux sont finis. Trop sombre. Trop chère. Trop grise. Très triste. Sur les réseaux sociaux, à l’heure où l’enjeu des villes est focalisé sur le réchauffement climatique et les « îlots de chaleur » versus « les îlots de fraîcheur», les Lyonnais critiquent surtout son aspect trop brut.

« On s’attendait au pire, c’est pire ! Tellement minérale qu’on l’appelle "la place des lamentations", que des cailloux, pas une fleur », s’écrie ce Lyonnais sur Facebook. Un autre détourne la photo des jardinières installées rue Edouard-Herriot pour les installer sur la place des Terreaux en décidant qu’elles iraient bien ici, avec ce commentaire : « La Place des Terreaux flambant neuve mais triste et minérale : Nous proposons que les bacs à fleurs de la rue Président-Edouard-Herriot investissent la Place des Terreaux. » Un autre encore lui décerne un « parpaing d’or ».

Il y a aussi ceux qui disent « Merci », très contents de pouvoir à nouveau la traverser de part en part à pied. Reste que pour avoir un aperçu total de ce que sera ce lieu, il faut encore attendre l’éclairage public, la remise en activité de la fontaine Bartoldi et des nouveaux jets d’eau. Car c’est la nuit que la place des Terreaux a toujours été la plus jolie. Ceux qui ont pu assister aux essais de la mise en lumière et de la mise en eau des fontaines témoignent d’une place des Terreaux « retrouvée ».

T.V.

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