RHÔNE Vénissieux : appelez-la la tour aux faucons !

Cyrille Frey, Pascal Galguen et Jean-Pascal Faverjon avec le nichoir au pied de l’immeuble du 2, rue Honoré-de-Balzac. Photo Progrès /Cyrille SEUX
Cyrille Frey, Pascal Galguen et Jean-Pascal Faverjon avec le nichoir au pied de l’immeuble du 2, rue Honoré-de-Balzac. Photo Progrès /Cyrille SEUX
L'immeuble en question. Photo Progrès /Cyrille SEUX
L'immeuble en question. Photo Progrès /Cyrille SEUX
Cyrille Frey, Pascal Galguen et Jean-Pascal Faverjon avec le nichoir au pied de l’immeuble du 2, rue Honoré-de-Balzac. Photo Progrès /Cyrille SEUX L'immeuble en question. Photo Progrès /Cyrille SEUX

Située le long du boulevard périphérique Laurent-Bonnevay, la tour du 2, rue Honoré-de-Balzac, accueille depuis plus de dix ans un couple de faucons. Des rapaces qui reviennent chaque année y élever leur portée pour le plus grand plaisir des résidents.

Tous les usagers du périphérique Laurent-Bonnevay la connaissent. Située le long de la route de Vienne, la tour du 2, rue Honoré-de-Balzac, chapeautée de gigantesques panneaux publicitaires, ne peut échapper aux regards.

Un couple de faucons pèlerins

Peu savent que l’imposant bâtiment couve un précieux secret depuis plus de dix ans. Un couple de faucons pèlerins y a ses habitudes. Cette année, Lyon Métropole Habitat (LMH) et la Ligue de protection des oiseaux (LPO), profitant de la réhabilitation de la façade, leur ont installé un appartement tout neuf.

Situé entre le 15e étage et le toit, couvert de petits graviers marbrés, il offre une vue imprenable sur Lyon. Une condition sine qua non à leur installation. « Les faucons pèlerins choisissent leur lieu de nidification principalement en fonction de la hauteur du site, de sa tranquillité, de la présence d’une cavité et de la chasse. Il leur faut 20 à 30 mètres de dégagement pour pouvoir fondre sur leurs proies. Ils se nourrissent d’oiseaux », explique Cyrille Frey de la Ligue de protection des oiseaux.

 Un jeune faucon pèlerin paré au décollage. Photo Progrès /DR
Un jeune faucon pèlerin paré au décollage. Photo Progrès /DR
 Des faucons pèlerins sont visibles à Lyon sur la tour métallique de Fourvière et à la Part Dieu (photo) où des nichoirs ont aussi été installés.  Photo Progrès /Cyrille SEUX
Des faucons pèlerins sont visibles à Lyon sur la tour métallique de Fourvière et à la Part Dieu (photo) où des nichoirs ont aussi été installés.  Photo Progrès /Cyrille SEUX
 Des faucons pèlerins sont visibles à Lyon sur la tour métallique de Fourvière   Photo Progrès /Cyrille SEUX
Des faucons pèlerins sont visibles à Lyon sur la tour métallique de Fourvière   Photo Progrès /Cyrille SEUX
 Un jeune faucon pèlerin se distingue des adultes par les parties inférieures ocre, et les bandes noires de forme plus allongée.   Photo Progrès /DR
Un jeune faucon pèlerin se distingue des adultes par les parties inférieures ocre, et les bandes noires de forme plus allongée.   Photo Progrès /DR
 Au sommet de la tour de 15 étages du 2, rue Honoré de Balzac, vient d’être installé un nichoir pour un couple de faucons Pèlerin habitué des lieux   Photo Progrès /Cyrille SEUX
Au sommet de la tour de 15 étages du 2, rue Honoré de Balzac, vient d’être installé un nichoir pour un couple de faucons Pèlerin habitué des lieux   Photo Progrès /Cyrille SEUX
 Situé entre le 15e étage et le toit, le nichoir se compose d’une planche dans la cavité et d’une plateforme au-dessus du vide. Une terrasse depuis laquelle les jeunes feront leur apprentissage du vol.   Photo Progrès /Cyrille SEUX
Situé entre le 15e étage et le toit, le nichoir se compose d’une planche dans la cavité et d’une plateforme au-dessus du vide. Une terrasse depuis laquelle les jeunes feront leur apprentissage du vol.   Photo Progrès /Cyrille SEUX
 Dernier réglage du nichoir. C’est dans cette cavité que les faucons assureront la nidification Photo Progrès /Cyrille SEUX
Dernier réglage du nichoir. C’est dans cette cavité que les faucons assureront la nidification Photo Progrès /Cyrille SEUX
 Un jeune faucon pèlerin paré au décollage. Photo Progrès /DR  Des faucons pèlerins sont visibles à Lyon sur la tour métallique de Fourvière et à la Part Dieu (photo) où des nichoirs ont aussi été installés.  Photo Progrès /Cyrille SEUX  Des faucons pèlerins sont visibles à Lyon sur la tour métallique de Fourvière   Photo Progrès /Cyrille SEUX  Un jeune faucon pèlerin se distingue des adultes par les parties inférieures ocre, et les bandes noires de forme plus allongée.   Photo Progrès /DR  Au sommet de la tour de 15 étages du 2, rue Honoré de Balzac, vient d’être installé un nichoir pour un couple de faucons Pèlerin habitué des lieux   Photo Progrès /Cyrille SEUX  Situé entre le 15e étage et le toit, le nichoir se compose d’une planche dans la cavité et d’une plateforme au-dessus du vide. Une terrasse depuis laquelle les jeunes feront leur apprentissage du vol.   Photo Progrès /Cyrille SEUX  Dernier réglage du nichoir. C’est dans cette cavité que les faucons assureront la nidification Photo Progrès /Cyrille SEUX

« Les gens se sont attachés »

Un endroit idéal pour se reproduire aussi. Chaque année, le rituel est le même. En janvier, le couple s’installe et la parade amoureuse débute. Quatre œufs en moyenne viennent concrétiser cette union mi-mars. Un mois plus tard environ, les premiers cris d’oisillons se font entendre.

Il faudra autant de temps pour que les parents élèvent leurs progénitures. Un ballet familial auquel les résidents de la tour se sont habitués. « Avant, on l’appelait la tour infernale, maintenant, on l’appelle la tour aux faucons, raconte Ahmed, le gardien de l’immeuble. Quand ils crient tôt le matin, c’est impressionnant ! Mais ça ne gêne pas les habitants qui se sont même attachés. »

Un attachement salutaire. Une fois atteintes leurs six semaines environ, les petits s’essayent au vol… Un exercice pas toujours maîtrisé qui nécessite une vigilance particulière. « Les petits musclent leurs ailes sur la grande plateforme mais parfois ils se parachutent et tombent au sol. À partir de début mai, on se mobilise pour surveiller et leur porter secours si besoin », détaille Cyrille Frey.

Un secours parfois apporté par les riverains qui découvrent un apprenti volant au sol. Les petits sont ensuite rapportés à leur nid… Ce n’est qu’au mois de juillet environ que la petite famille se sépare et que les petits prennent leur envol…

Au 2, rue Honoré-de-Balzac, on ne s’en émeut plus. On sait que l’année suivante, leurs voisins du nichoir du 15e entameront une nouvelle parade.

Cyrille SEUX

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