Gastronomie L’atelier des zincs : les cousins viandards par passion

Stéphane, Thomas et Edgar leur employé, proposent à la Commune une cuisine "carnivore".  Photo Progrès /David TAPISSIER
Stéphane, Thomas et Edgar leur employé, proposent à la Commune une cuisine "carnivore". Photo Progrès /David TAPISSIER

Depuis six mois, un ancien banquier et un ex-facteur préparent la viande sous toutes ses formes au sein de la Commune (Lyon 7e). Bienvenue à l’échoppe des carnivores : l’Atelier des zincs.

Atelier des zincs. Tout commence par un jeu de mots : zinc… pour cousins. Une abréviation qui les fait sourire tous les deux. Nés avec un mois d’écart, Thomas Aurelle et Stéphane Benethuillere se connaissent depuis toujours. Ensemble à la maternelle, en primaire, au collège et même à l’ASUL Villeurbanne où ils tapaient le ballon ensemble. « On ne s’est séparé qu’au lycée mais on continuait à se voir au football » se rappelle Thomas. « Ensuite nos voies professionnelles se sont éloignées ».

Après avoir commencé un BTS, Stéphane rentre à la Poste pour un petit contrat. Il y restera finalement une dizaine d’années, travaillant à Genas et bien sûr à Villeurbanne. De son côté, Thomas a choisi un Master à Aix-Marseille. Des études plus longues qui le mènent à Gap comme conseiller bancaire. « J’étais chargé des professionnels et l’entreprenariat était mon quotidien. Ça m’a donné envie » explique Thomas.

L’idée d’un food-truck pour carnivore

En 2016, les cousins discutent reconversion et parlent de lancer un food-truck. Ni l’un ni l’autre ne sont cuisiniers, mais gourmands et volontaires, ils s’intéressent à un concept « carnivore » dans l’esprit de La Brigade à Paris, qui revisite les steaks-frites. « Ils n’étaient pas intéressés par le fait de franchiser et de s’ouvrir à d’autres villes. Ce qui nous intéressait, c’était leur concept « viandard » avec des frites maison », ajoute Stéphane.

D’ailleurs, ils retiennent l’idée, proposant des produits français et même locaux si possible… sauf pour leur bavette de bœuf Angus. « Notre but, c’est de proposer de bons produits travaillés efficacement. Ce n’est certes pas de la cuisine très compliquée mais le concept a fait ses preuves à Paris… »

La Commune depuis avril dernier

Début 2018, le projet est monté -grâce au savoir-faire professionnel de Thomas- et l’étude de marché faite pour un food-truck. Il ne leur reste plus qu’à trouver l’emplacement. Ils entendent alors parler de la Commune et se rendent compte que le lieu correspond exactement à leurs besoins. « En fait, c’était idéal pour notre apprentissage » explique Stéphane. « Ça permettait également de tester notre concept et de réfléchir, dans un second temps à la suite à donner à notre idée ».

Ils débutent en avril 2019. Des premiers mois difficiles, intenses. Ils fabriquent désormais plus de 300 kg de frites par semaine et « sortent » une centaine de plats quotidiennement.

 Un tartare fait maison...   Photo Progrès /David TAPISSIER
Un tartare fait maison...   Photo Progrès /David TAPISSIER

Au bout de six mois, les retours sont bons pour les deux cousins et ils commencent à réfléchir à leur avenir. « On a des propositions, mais on n’a rien décidé. Un food court ? Un food-truck ? On verra… » conclut Stéphane. Ils vont pouvoir poursuivre leurs apprentissages et ont encore jusqu’en avril 2020 -date de leur fin de contrat avec la Commune pour y penser…

L’Atelier des zincs à La Commune, 3 rue Pré-Gaudry à Lyon (7e). Site internet : https://www.atelierdeszincs.fr/

David TAPISSIER

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